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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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La réfraction est nulle au zénit, car les angles sont nuis; d'ail*-leurs le rayon perpendiculaire à une surface plus dense nechange pas de direction pour en être plus attiré , puisquil yarrive le plus directement possible. De il suit que la réfrac-tion se fait toujours dans un plan vertical; car le rayon rompu,nayant de tendance que ponr se rapprocher de la ligne verticale,ne sodétournera ni adroite ni à gauche de cette ligne; le rayor»rompu sera dans le même plan que le rayon direct et la lignedu zénit; ainsi le lieu vrai et le lieu apparent seront toujoursdans le même vertical ainsi que par l'effet de la parallaxe

( 58 g;.

y 5 g. On trouvera les loix , les propriétés et les effets de laréfraction et ceux de la lumière dans plusieurs livres dop-tique , sur-tout dans celui de Robert Smith ( Cambridge, 1758,2 vol. in- 4 °). H y en a deux éditions françoises dAvignon et deBrest, données par Pézenas et par l)uval le Roy.

Les anciens connurent en général le phénomène delà réfrac-tion; mais ils croyoient que les angles rompus étoient propor-tionnels aux angles d'incidence: Snellius et Descartes ont faitvoir que la proportion navoit lieu quentre les sinus de cesangles.

11 semble même que la réfraction astronomique ne fut pasinconnue à Ptolémée, quoiqu'il nen ait pas fait usage dans sescalculs: ildit, sur la lin du VIII' livre de 1 Almageste, quil y ades différences dans le lever et le coucher des astres, qui dépen-dent des changemensde latmosphere : il en faisait mention dunemaniéré plus détaillée dans son Optique, ouvrage qui ne nousest pas parvenu, (Montucla, Histoire des Mathématiques , /,5 o 8 ). Alhazen, opticien arabe du dixième siecle, quon soup-çonne davoir pris dans Ptolémée presque toute son optique ,en parle fort au long; il donne même la manière de s en assurerpar lexpérience.

Prenez, dit-il, un instrument composé avec des cercles ouarmilles qui tournent autour des pôles ; mesurez la distançadune étoile au pôle du monde lorsquelle passe près du zénitdans le méridien , et lorsquelle se leve près de lhorizon ; voustrouverez la distance au pôle plus petite dans ce dernier cas.Alhazen démontre ensuite que cela doit arriver par leffet de htréfraction : il 11e dit point à la vérité quelle est la quantité quien résulte sur les observations; mais ce passage dAlhazen laievoir de quelle maniéré on observa leffet de la réfraction , eC

comment on parvint dabord à le reconnoltre. De même, quand

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