Des Réfractions. *271
tes anciens f)l)serroient l’équinoxe arec ces «rmiîlesj ils pou-voieut l’appercevoir deux lois en un même jour par l’effet desréfractions. Cet effet des réfractions pouvoit aussi sereconnoitrefacilement parles étoiles circoinpolaires ; car si l'on observe deuxétoiles, comme y d’andromede etl étoile polaire , éloignées l'unede l’autre de 47 0 , on trouvera leur distance plus grande d’un demi-degré , quand la première passera par le méridien près du zénit,que quand elle passera sous le pôle près de l’horizon ; et toutesles distanocs des étoiles entre elles changeront ainsi plus oumoins.
Snellius, en publiant les observations cleWaltherus, remarquaque ces observations étoient si exactes, qu’elles avoient apprisà Waltherus l’augmentation de hauteur que cause la réfraction;mais Tycho fut le premier qui la détermina vers îSqo d’une ma-niéré à en dresser des tables.
740. 11 avoit déterminé avec des instrumens assez bien faitsla hauteur du pôle par les hauteurs supérieures et inférieuresde l’étoile jrolaire ( 53 ); il la détermina aussi par les hauteursdu soleil dans les deux solstices (70), et il trouva par cettaméthode la hauteur du pôle plus petite de 4C d eut d abord unsoupçon sur la bonté de ses instrumens; il continua d’en faireconstruire jusqu’à dix de différentes grandeurs et de différentesiormes , travaillés avec le plus grand soin ; et il trouva toujours lamême résultat: il ne pouvoit plus alors attribuer cette différenceau défaut des observations ; il imagina enfin qu’elle provenoitd’une réfraction considérable que le soleil devoit éprouver ausosltice d’hiver, n’étant élevé que de 11° dans son île d’Huene^Cette explication étoit d’accord avec les démonstrations de 1 op-tique ; cependant il avoit peine à se persuader que cette réfrac-tion fût assez considérable pour produire une si grande er-reur ; c’est pourquoi Tycho lit faire encore des armilles de dixpieds de diamètre, dont l’axe répondoit exactement au pôle dumonde, et avec lesquelles il mesuroit la déclinaison des astreshors du méridien : il reconnut alors que , même en été, la ré-fraction , quoiqu'insensible à la hauteur méridienne du soleil,devenoit sensible près de l'horizon , et que l’eflèt alloit à undemi-degré.
74 1- Dominique Cassini, vers l’an 16C0 , entreprit de formeaune nouvelle table de réfractions, en même teins que les nou-velles tables du soleil, qui représentèrent les observations avecune justesse beaucoup plus grande qu’on 11e l’avoit fait avantlui. Mais , pour éprouver la justesse de sa nouvelle table de réj