vjn xnïtlcâ n’i S T n O N O M I T! , LTV. Vî.fractions , Cassini souhaita d’avoir des observations du soleilfaites au zénit, où tout le monde conveuoit qu’il n’y avoit poiutde réfraction : par-là il pouvoit vérifier si les observations quiy seroient faites ne seroient pas beaucoup mieux représentéespar ses nouvelles tables du soleil que par les tychoniciennes ;car dès lors il n’y avoit plus de doute que les tables du soleilet celles des réfractions ne lussent préférables à celles de Ty-clio, représentant mieux les observations faites , et dans les casoii il y a réfraction et dans ceux où il n’y en a point.
Louis XIV et le grand Colbert, dont le zele pour la gloiredes sciences avoit déjà paru tant de fois , laissoient à l’académiele choix des entreprises : elle jugea qu’il n’y avoit point de lieuplus commode pour de pareilles observations que l’ile deCayenne, qui est à 5 ° de l’équateur, et où la France envoyoitdes vaisseaux plusieurs fois l’année. Les hauteurs méridiennesdu soleil doivent être en tout teins exemptes de réfraction ,si cette rél'racLion étoit nulle au-dessus de 4 ^> u ; car la plus petitehauteur du soleil y est de 6i°: on devoit donc trouver l’obli-quité de l’écliptique sans aucune diminution provenant desrefractions, mais au contraire augmentée par l'effet de la pa-rallaxe du soleil dans les deux'solstices ; ainsi, dans les hypo-thèses tychoniciennes , la distance des deux tropiques devoit setrouver à Cayenne de plus de 47 ° ; et, selon Cassini, qui dimi-
uuoit la parallaxe et supposoit de la réfraction même dans lesgrandes hauteurs, cette distance ne devoit paraître à Cayenneque de 46° 58 '; il y avoit donc entre ces hypothèses une différencede 5 ’, qui pouvoit s’observer exactement à Cayenne, et déciderà la fois ces trois objets, la parallaxe, la réfraction, et l'obliquitéde l’écliptique. Ces motifs étoient plus que suffisans pour faireentreprendre le vovage de Cayenne. Il y avoit encore d’autresobjets interessans à constater, tels que la longueur du pendule,la parallaxe de la lune , de mars et du soleil, la théorie de mer-cure , les longitudes géographiques , la position des étoiles austia-les , les marées , les variations du baromètre : tels furent les mo-tifs curieux du voyage qu’entreprit Richer. Il partit de Paris aumois d’octobre 1671 , et il séjourna à Cayenne depuis le 03avril 1G72 jusqu’à la fin de mai 1G70 : ses observations huentpubliées en 1G79 , et sont aussi rapportées dans le recueil d’ob-servations que l’académie donna en 1G90.
Les choses arrivèrent comme Cassini 1 avoit prévu ; l’obliquitéapparente de l'éclipliquw observée à Cayenne parut de 28° 28'Sa", c’est-à-dire beaucoup plus petite qu’elle ce devoit être
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