' T)e l’Aberration des Etoiles. zgi
dans de l’ellipse que j'ai marqué les situations que donneroit laparallaxe annuelle quatre lois l année.
7q3. L’aberration en long'tiule , que l’on prendroit dans cettefigure sur le parallèle de l’étoile, en supposant EL de 20 11 , doitêtre réduite à l'écliptique pour les usages astronomiques, c’est-à-dire qu’il faut la diviser par le cosinus de la latitude rie l’étoile( 53 1): de là vient que 1 aberration absolue, qui est toujours da20 u de grand cercle , si on la prend dans la région d’une étoile,devient très grande pour les étoiles voisines du pôle, si on lamesure sur 1 équateur, ou qu’on ait égard au changement quien résulte sur 1 ascension dioite.
794. L’aberration des planètes se réduit à une réglé fort sim-ple. Supposons la planète fixe en C {fig. 94 ) > et donnons kla terre un mouvement AH, en sorte que l'angle ACH soit lemouvement gédcentriqne de la planète pendant le tems que lalumière a rnis à venir de C en H, ou de la plunete à la terre ;l’angle ACB est lui-même l’aberration. Ainsi la planete paraît àl’endroit où elle étoit un demi quatt d'heure auparavant, si lalumière emploie un demi-quart d’heure à venir de la planetejusqu’à nous.
De la Nutation.
795. La. nutation est un mouvement apparent de 9 » , observédans les étoiles, dont la période est de 18 ans, causé par l’at-traction de la lune, sur le sphéroïde de la [erre. On verra dansle XII'livre que la procession des équinoxes, qui est de5o , Lpar an, est produite par l’action du soleil et de la lime (1064) ;mais les nœuds de la lune changent continuellement de place,et son inclinaison par rapport à l’équateur, d’où dépend soneffet sur l’équateur, varie de to° dans l'espace de 18 ans; il endoit résulter une inégalité dans la précession, et un balance-ment ou une nutation dans l’axe de la terre. Par l’effet de cettermta’ion les étoiles doivent paraître se rapprocher et s’éloignerde l’équateur, puisque l’équateur, en changeant de place, ré-pond à differentes distances des étoiles.
Flamsteed avoit espéré, vers l’an tCgo, au moyen des étoilesvoisines du zénit, de déterminer la quantité de cette nutationqui devoit avoir lieu suivant la théorie de Newton ; mais il aban-donna ce projet, pareequ’d jugea que si cet effet existou, ildevoit être insensible jusqu’à ce qu’on eût des insrrtimens bienplus longs que 7 pieds, plus solides et mieux iixés que les siens.( Hist. cél. )
X ?