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son axe, et de la force centrifuge qui tend à soulever les parties
de l’équateur ( 1011.)
817. Newton , et après lui Maclaurin et Clairaut (Théorie dela Fig. de la terre), ont démontré qu’en supposant la terre homo-gène et fluide , elle a dû prendre une figure elliptique et applatiede ^ : la différence des degrés que nous devons de rapporter estun peu plus considérable; mais plusieurs autres degrés mesurésen Allemagne, en Italie , au cap de Bonne-Espérance et enAmérique, nous persuadent que l’applatisseinent n’est que de3^ ; le degré moyen de la terre sous le 45 ' degré étant de SyoaStoises.
818. La dixmillionnieme partie du quart du méridien sera dé-sormais sous le nom de métré la mesure universelle de la France,et probablement des savans de tout l’univers.
819. On a remarqué dans les accroissent ans des degrés, en allantde l’équateur vers les pôles, quelques irrégularités, qui viennentpeut-être des circonstances locales plus que de l’irrégularitéde la terre : on trouve, par exemple, que le degré mesuré enItalie est plus petit, et que celui du cap est plus grand qu’il nedevroit être suivant la loi établie par les trois degrés, mesuréssous l’équateur, en France et au cercle polaire : mais une paitiede cette différence peut venir de l’attraction latérale des mon-tagnes sur le fd à-plomb. Par les observations que Bouguer etla Condainine firent avec grand soin en 1 j 3 7 au Pérou , près dede la montagne de Chimboraço, le fil à-plomb étoit détournéde 8 " par la masse de cette montagne. On a (‘prouvé de sem-blables effets dans les Pyrénées , dans les Alpes, dans l’Apennin,et en Ecosse, où le C. Maskelyne a fait ces observations en11775 avec une précision toute nouvelle.
820. Si l’on suppose elliptique la figure de la terre , que l’ondécrive un sphéroïde sur les deux rayons de la terre, dont l’unest de 32622.37 toises, l’autre de 32y3i48 toises , son volumeousa solidité sera i 23 o 32 oooo lieues cubes; la surface de cesphéroïde 25772921 lieues carrées.
821. Pour avoir une idée de la masse ou du poids total de laterre, supposons qu’elle soit composée intérieurement d’unematière à-peu-près analogue à l’argilie, dont le pied cube peseenviron 140 livres; la toise cube peseta 3o24o livres; la lieuecube 5597“ 5 200000000 , et le poids de la terre entière sera4426084000000000000000000 livres , ce nombre étant composéde a 5 chiffres. Si l’on vouloit pousser le calcul jusqu’à avoir lenombre de grains de sable dont cette masse est composée, chaque