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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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Inégalités des Satellites. 3o(j

<(' terme qui se trouve de 5 g' 22 (/ , i h ig' iS 11 , 2 h 3 g' 4 2,/ ? et6 h 12' /)g ,, . Tel est le fondement de la plus grande inégalitédes conjonctions et des éclipses des satellites.

858 . Linégalité qui dépend de l'excentricité de jupiter, etque je viens dexpliquer, lut la première que Cassini employa dansses tables pour le calcul des éclipses; mais il remarqua bientôtquelle ne suffisoit pas pour expliquer toutes les différences quisobservoient entre les retours de ces éclipses. Il employa dabordclans ses éphémérides certaines équations empiriques, cest-à-direque lobservation lui indiquoit, sans en connoître la loi ni le prin-cipe ; et lon en employoit encore de semblables en îygi ( 843 }.'

83 g. La seconde inégalité dont on ait apperçu la véritablecause est celle qui vient de la propagation successive de la lu-mière. Soit S (/ig. 104 ) le soleil, ARP lorbite de jupiter, TVR 1lorbite de la terre, dont le diamètre Tll est de 6g millions delieues; la lumière que jupiter nous réfléchit est un corps dontlimpression doit arriver jusquà nous pour nous faire apperce-voir jupiter et ses satellites; le mouvement de ce corps ne sau-roit être dune vitesse infinie, il lui faut un certain tems pourarriver de T en R. Ainsi, quand la terre est en T, jupiter étanten opposition, sa lumière arrive plutôt à nos yeux que quandla terre est en R, jupiter approchant de sa conjonction. Onobserva en effet que les éclipses des satellites arrivoient environun quart-dheure plus tard quand la terre étoit vers R quaquand elle étoit en T. Ce fut le 22 novembre i 6 j 5 que Romerdonna cette explication à lacadémie.

840. Cette inégalité étoit sur-tout bien sensible dans le pre-mier satellite; mais la découverte de laberration (782 j ayantdémontré encore mieux la propagation successive de ia lumière,il a été reconnu que cette équation devoit être commune aux 4satellites. Maraldi frouvoit, en 1741, que les tables du 3 *étoientfort rapprochées de lobservation par le moyen de cette équation;et Wargentin sassura, en 1746 , de cette équation de la îumier©par la comparaison dun grand nombre d'observations.

841. La vitesse avec laquelle les rayons de lumière parvien-nent depuis le soleil jusquà nos yeux est telle que pendant lememe tems la terre fait dans son orbite un arc de 20 11 (787} ; orla terre décrit un arc de 20" en o h 8' 7" de tems à-peu-près; lalumière met donc 8Ci parvenir du soleil à la terre. Lorsque laterre sera en R, jupiter étant en conjonction avec le soleil, c est-à-dire en A , la lumière mettra, pour venir jusqu'à nous, 16' deplus quelle nen employoit lorsque la terre étoit en T, et jupiter