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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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Opinions sur les CometesL oij

formés et d’une existence passagère : tels furent Aristote, Pto-lémée, Tyclio, Bacon, Galilée, Hévélius, Longomontanus ,Kepler, Riccioii, Lahire. Plusieurs d’entre eux les regardèrentcomme des corps sublunaires, ou des météores de 1 atmosphère;Cassini lui-même avoit cru que les comètes étaient fermées par-les exhalaisons des autres astres. {Abrégé des obseiv. sur La co-mète de 1680, p. xxxi ).

Aristote avoit eu déjà cette opinion , et elle domina dans lesécoles pendant les siècles d’ignorance ; aussi les astronomes nes’occupèrent point a déterminer leurs mouveinens. Tycho-Jirahé fut le premier qui ayant observé long-teins et avec soinla comete de 1677, parccqu’on observent tout dans son château,d Uiaiiibourg , composa un ouvrage considérable à cette occa-sion : il trouva qu’on pouvoit assez bien représenter ses appa-rences , en supposant qu’elle avoit décrit autour du soleil uneportion de cercle qui renlermoit les orbites de mercure et davétuis.

Tyclio, faisant voir dans cet ouvrage que les comctes étoientdes corps fort élevés au-dessus de la moyenne région, renversoitle système ancien des cieux solides, comme Newton se servitensuite des coinetes pour détruire le plein de Descartes et P hy-pothèse des tourbillons.

Képler, ayant trouvé que les observations de la comete de1G18 s’accordoient mieux avec une ligne droite qu’avec uncercle , crut que le mouvement des cometes étoit rectiligne.Cassini crut que ce mouvement se faisoit autour de la teire ;mais Hévélius , dans sa Cométographie, imprimée en 1G6S, htvoir que la route des cometes approchoit plus d’une parabolodécrite autour du soleil.

886. Ce fut la découverte de l’attraction qui ouvrit, pourainsi dire , aux philosophes un nouveau ciel ; Newton , envoyant les autres planètes soumises à la force centrale du soleil,pensa que les cometes dévoient être du nombre des planètes,

« t suivre les mêmes loix dans leur mouvement autour du soleil :il failoit pour cela que leurs orbites fussent fort excentriques,c’est-à-dire très alongées, a lin d’expliquer une très longue dis-parition : la comete de 1680 avoit fait une étonnante sensation :Newton examina son coins ; il trouva qu’une portion d’ellipsetrès alongée , ou , ce qui revient au même , line portion de pa-rabole , convenoit parfaitement à toutes les observations , pourvuqu'on supposât les aires proportionnelles au teins , comme dansles mouveinens planétaires (472) : lors il ne douta plus qua