FAITS A L’OBSERVATOIRE ROYAL. 3 g
mait la place de directeur de l'Observatoire , fut rendu peude tems après , le 3o août 179.3 (1).
Sorti de l'Observatoire (3) après plus de dix ans d’agitation,de déni arches et de sollicitations , un de mes plus profondsregrets fut sans doute de n’avoir pu jouir un instant d’aucunde ces instrumens pour lescpiels je m’étais donné tant detourmens. La manière dont je me suis exprimé précédemmentsur le compte de M. Ramsden , doit faire juger combien jesuis affligé d’avoir ici quelques reproches à faire à sa mémoire.Je voudrais pouvoir l’excuser en disant que peut-être fut-il,ainsi que moi, découragé d’abord par la retraite de M. lebaron de Breteuil, dont il avait conçu une grande idée (3).La révolution française , qui suivit de près cet évènement ;mon silence obligé par la cessation de toute correspondanceavec l’Angleterre, suite de nos troubles et de l’émigration 5enfin l’esprit national, parvinrent peut-être encore à détruireen lui les bonnes dispositions que j’avais su lui inspirer en1787. Ce qu’il y a de sûr, c’est que M. Ramsden est mort le5 novembre 1800, sans avoir livré ni même achevé la lunettedes passages qui devait, suivant ses promesses, me parvenirdans le courant de 1788. Ce n’est qu’après lui, et par les
(1) Il fut précédé de celui du 9 août qui détruisait l’Académie des Sciences ,et fut suivi de celui du 21 septembre qui in’enleva la direction et la propriété dela carte de France que je venais de terminer.
(2) Le 6 octobre 1793.
( 3 ) Que vous êtes heureux, me disait M. Ramsden, d’avoir un ministre quis’occupe des arts ! Ici, nulle protection, nul encouragement du Gouvernement ;les artistes ne reçoivent de secours et n’attendent de ressources que de la partdes particuliers. Rien n’était plus vrai que ce que disait là M. Ramsden. C’esttout le contraire de ce qui a lieu en France , où les particuliers ne sont point assezriches et n’ont peut-être pas cet esprit national et vraiment patriotique qui faitfaire des sacrifices pour le soutien de tout ce qui peut contribuer à la gloirenationale et à l’utilité publique.
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MÉMOIRI-