ÉLOGE
Je a>'-Dominique Maraldi, né à Perinalilo le 17 avril 1709 ,était neveu de Jacques-Philippe Maraldi , membre de l’Aca-démie royale des Sciences, que Jean-Dominique Cassini , sononcle, avait fait venir auprès de lui pour l’instruire dansl’astronomie, et qui avait si bien profité des leçons d’un sigrand maître. La petite ville dePerinaldo a donc eu l’avantagede produire trois astronomes célèbres 5 car on sait que Maraldi l’oncle et le premier Cassini étaient nés dans ce même lieu.
Après avoir achevé ses études au collège des jésuites deSan-Remo, le j eune Maraldi revint dans sa famille. U 11c futpas long-tems incertain sur le choix d’un état ; car son oncleayant écrit pour proposer à son père de le lui envoyer, lejeune homme saisit avec joie l’occasion de venir en France ,de voir cette belle contrée qui retentissait encore du nom deLouis XIV , et ce Paris dont il avait fait la capitale du mondeet la patrie adoptive des savans.
(1) L’éloge de M. Maraldi , suivant l’usage ordinaire, eût dû être fait par lesecrétaire perpétuel de l’Académie royale des Sciences , et prononcé dans unedes séances publiques de l’année 1789. Mais la révolution survint à celte époque.Les affaires politiques entraînant M. de Condorcet hors de sa sphère , enlevèrentà l’Académie un secrétaire éloquent, un géomètre profond, un de ses membresles plus distingués. Il n’y eut point d’éloges pour M. Maraldi . Il en méritait un ,et j’ai cru devoir réparer cette omission. Parent et élève de cet estimable aca-démicien , ayant vécu long-tems avec lui, j’ai eu l’avantage de le connaîtretrès-particulièrement, et j’ai le droit d’invoquer l’amitié et la reconnaissancepour me prêter leur langage et m’apprendre à le louer dignement.
J’ai cru devoir rendre le même hommage h la mémoire de M. Le Gentil et deM. le président de Saron , dont les éloges n’avaient point encore été faits, et setrouveront à la suite de celui-ci.