ELOGE
Cjiuill.vume-Joseph-Hyacinthe-Jexn-Bvptiste Le Gentilnaquit à Coutances , le 12 septembre 1725. S011 père, gentil-homme de Normandie peu fortuné, sut cependant faire dessacrifices pour lui procurer une bonne éducation. 11 voulutassurer à son fils le seul héritage qui fut dans tous les teins àl’abri des caprices du sort, et avec lequel celui qui sait le fairevaloir n’éprouve jamais le besoin , parvient souvent à l’aisanceet quelquefois même à la fortune.
.Après avoir fait ses premières études h Coutances , le jeuneLe Gentil quitta sa province et vint à Paris . Ne sachantd’abord à quelle carrière il devait préférablement se livrer,il commença par étudier la théologie et prit l’habit ecclésias-tique. On sait qu’autrefois ce costume donnait bien des privi-lèges dont on abusait fréquemment : mais celui qui, en leportant, voulait et savait en conserver la décence et ladignité, en retirait de véritables avantages; il était toujourssûr alors de s’attirer un certain respect et des égards qui leplaçaient souvent au-dessus de son rang et de sa fortune.Au reste, M. Le Gentil ne garda l’habit d’abbé que jusqu’aumoment où le titre de savant lui procura une considérationet une existence moins équivoques.
L’abbé Le Gentil, en poursuivant son cours de théologie ,eut la curiosité de venir quelquefois au Collège royal entendrele célèbre professeur Delisle. Les leçons d’astronomie firenttort bientôt à celles de théologie. Le jeune homme trouvabeaucoup plus agréable d’employer les soirées à observer leciel, que de passer une partie de la journée sur les bancs de