I er
MÉMOIRE.
4o ETABLISSEMENS ET TRAVAUX
soins (le M. Berger, son premier ouvrier, quelle a été ter-minée et qu’elle est enfin arrivée à l'Observatoire en 1804,onze ans après ma retraite. Dès 1789, elle était en grandepartie payée.
Quant au cercle tournant , j’ignore s’il s’en était occupéautrement qu’en paroles et en méditation.
Dirai-je aussi que je n’ai pas joui davantage des instrumensque j’avais commandés en France ? Nos artistes trouveront àla vérité une meilleure excuse à donner cpie M. Ramsden,dans cette révolution qui, pendant dix années entières, aparalysé tous les bras et troublé tous les esprits. J’ajouteraimême, pour la justification de M. Le Noir, qui s’était chargéde la construction du cercle entier de trois pieds, cpie dèsl’année 1790 l’instrument se trouvait déjà tout assemblé,monté sur son pied et garni de ses deux lunettes. Il 11e res-tait plus qu’à porter la division sur le limbe du cercle et àmonter les différentes pièces nécessaires au mouvement et àla vérification. Le chevalier de Borda s’était chargé de sur-veiller cette dernière partie d’exécution, sur laquelle il avaitpromis de communiquer de nouvelles idées : mais cet acadé-micien fut d’abord long-tems détourné de cet objet par lestravaux de la commission des poids et mesures, auxquels onsait qu’il a eu la plus grande part. Les expériences qu’il fitensuite avec moi sur la longueur du pendule , ne lui per-mirent pas de s’occuper d autre chose. Enfin M. Le iNoir futobligé de se livrer entièrement à la construction des instrumensnombreux que nécessitèrent ces diverses opérations, sur-tout celle de la nouvelle mesure du méridien. Il était toutsimple que ces travaux fussent confiés au plus habile de nosartistes. Moi-même, je ne trouvai pas mauvais cpi’il négligeâtpendant quelque tems l’instrument de l’Observatoire pourdes objets plus urgens, bien sur qu’il m’en dédommagerait