DE L’OBSERVATOIRE ROYAL. 4g
sur tous les défauts de distribution de l'Observatoire, sur jj el'incommodité et l’inutilité de cet édifice pour la pratique de MÉMOIREl’astronomie, on ne doit pas trouver extraordinaire que monpremier avis ait été d’enlever les voûtes supérieures, de lessupprimer, de raser l’étage de la salle méridienne dont lagrande élévation était à peu près inutile, pour y substituerun nouvel Observatoire plus commode , plus propre auxnouveaux instrumens, plus adapté au genre actuel des obser-vations et à la pratique de l’astronomie.
A peine eus-je énoncé cette proposition, que M. le comted’Angivillers la rejeta. 11 me fit observer que l'Observatoireroyal n’était pas un simple bâtiment consacré à l’astronomie,mais qu’il devait être encore considéré comme un édificepublic, comme un des monumens les plus recommandablesdu siècle de Louis XIV , et à ce titre, digne d’un respectreligieux qui ne permettait ni de le détruire, ni de le changer.
Faites tout ce qu’il vous plaira, ajouta-t-il, pourvu que vousconserviez sa façade et ses proportions. Il ne fut donc plusquestion que de trouver les moyens défaire ce qu’il y aurait demieux pour l’astronomie, en me renfermant dans les limites quim’étaient prescrites. Au reste, je devenais bien moins exi-geant depuis que les nouveaux cabinets avaient été construitsen 1777. Ils étaient si commodes et si bien distribués qu’ilsme laissaient peu de choses à désirer.
Je proposai dès-lors à MM. Brebion et Renard , architectesdes bàtimens, chargés de l’Observatoire, d’arrêter leur plangénéral de restauration des voûtes, sur lequel je leur ferais mesobservations et proposerais mes additions. Avant de me satis-faire, ils me prièrent de leur dire très-positivement, pre-mièrement, si je tenais beaucoup à conserver la plate-formed’un plein niveau, comme elle se trouvait alors, si cela étaitindispensable pour les opérations astronomiques; seconde-
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