DE L’OBSERVATOIRE ROYAL.
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plus d’obstacles aux moyens de restauration qu’ils avaientconçus, et qui ne pouvaient manquer de procurer à l’Obser- MÉMOIREvatoire une durée presqu éternelle. Comme il s’agissait d’em-pécher pour toujours les eaux de pénétrer les nouvelles voûtesqu’on allait reconstruire, ils proposèrent de les garantir pardes dalles de pierre dure de 5 pouces d’épaisseur, recouvrantles unes sur les autres en échelons , et formant le chevronavec une pente très-rapide ( Voy. Planches IF et F). Cesdalles devaient être supportées par de petites voûtes jetéespar dessus les grandes, qui resteraient à nu et isolées, de tellesorte que si par la suite l’eau parvenait à percer d’abord lesdalles, ensuite les petites voûtes en brique, elle trouveraitdans les entre-voûtes un air circulant qui en sécherait unepartie, et un espace vide qui donnerait lieu de visiter fré-quemment les filtrations et d’y apporter remède , avant queles grandes voûtes de pierre de taille pussent être atteinteset endommagées. En laissant la grande salle méridiennetelle quelle est dans toute sa longueur, MM. Brebionet Renard imaginèrent de la diviser en trois parties dans salargeur, pour se procurer l’avantage de diviser les comblesdes dalles en plusieurs parties, et de leur donner une pentesuffisante, sans une trop grande élévation. De cette ma-nière on conservait la facilité de se promener sur toutel’étendue de la plate-forme, et les curieux n’y devaient rienperdre.
On ne pouvait qu’applaudir à un pareil projet. Tel il futconçu, tel il fut adopté par M. le comte d’Angivillers, et sonexécution commença au printems de l’année 1786. On trou-vera à la suite de ce Mémoire les plans et les coupes desnouvelles constructions ( Planches IF, F et FI'). A mesureque la restauration avançait, je tâchais de profiter de ce quela distribution m’offrait de commode pour mes vues et pour