DE L’OBSERVATOIRE ROYAL. 53
offusqué ni dominé par aucun objet. De plain-pied à la plate-forme il était de la plus grande commodité pour faire la revue MÉMOIREdu ciel, pour chercher les comètes et suivre leurs cours.
C’était le lieu où je me promettais d’observer avec le plus deconstance et d’agrément pendant les deux tiers de l’année.
J’en joins ici les dessins et les pians détaillés ( Planches 7'“*et IX ), pour cpiiconcpie voudrait à peu de frais se faireconstruire un Observatoire où pourraient être réunis dans leplus petit local possible les instrumens le plus en usage enastronomie. L’on trouvera aussi dans le Mémoire suivant leprojet d’un Observatoire plus vaste et plus complet, tel qu’unsouverain pourrait en faire construire un, qui serait en mêmetems un édifice public, et qui, coûtant dix fois moins quen’a coûté l’Observatoire royal de Paris (1), serait cependantinfiniment plus commode.
Je fis encore ménager dans les entre-voûtes diverses per-cées, favorables à des observations particulières (pic je meproposais de faire sur les variations de la réfraction des rayonsqui rasent l’horizon au sud et au nord de Paris . Puissenttoutes ces additions, restées sans usage depuis ma sortie del’Observatoire, trouver un jour quelqu’un qui les fassevaloir !
Je ne finirai point sans dire aussi un mot de mon projetde décoration pour la grande salle méridienne. Depuis long-tems je désirais infiniment trouver un moyen de me débar-rasser des visites très-importunes des curieux et des étrangers,qu’il était d’anticpie usage à l’Observatoire de laisser entrerdans les cabinets d’observations. Il arrivait quelquefois qu’ontouchait très-indiscrètement aux instrumens, qu’on les déran-geait malgré la surveillance recommandée à ceux qui condui-
( 1 ) Il a coûté deux millions.