68 PROJET ET DESCRIPTION
HP isolé de pierres de taille, auquel on ne peut donner trop deMÉMOIRE. force ni trop de solidité, vu le grand poids de l’instrumentqui a communément 6 à 8 pieds de rayon, et vu l’invariabilitédont cette niasse doit être. Ce mur, de 9 à 10 pieds de hau-teur (1) sur 6 de longueur et 2 d’épaisseur, doit être composéde hautes assises de pierres de taille du plus beau choix. Safondation doit descendre à la profondeur convenable, paréchelons et en s’élargissant comme une pyramide , pourmieux résister à la poussée des terres ( Voyez Planche 6 e ,figure 4 e ).
La lunette c o d’un mural, fixe par un bout c au centrede l’instrument, décrit, par l’autre bout o, le quart d’uncercle o d ( Planche 8 e ,Jïgurc i cre ) 5 l’on n’a donc besoin quede découvrir le quart du méridien, et cette ouverture du toitn’est pas aussi lâcheuse pour le mural que pour la lunettedes passages, car elle 11e doit prendre cpie du point z et yde la verticale qui passe aux deux extrémités du mur isolé,dans la direction de ses deux faces orientale et occidentale.On a besoin de ces deux trappes opposées, soit pour la véri-fication du mural qu’il faut quelquefois retourner, soit pourun second instrument pareil, que l’on peut suspendre aumême mur et en sens contraire sur l’autre face.
Quelques astronomes, au lieu d’un mur fixe isolé , pour-raient demander un mur (2) tournant sur un boulet, commel’exécuta M. Le Monnier, ou comme celui que le célèbreRamsden a construit pour l’Observatoire du duc de Marlbo-rough, porté sur un cadre de cuivre tournant sur un axe ;l’architecte alors ne montera son mur fixe qu’à la hauteur de
(1) Trois pieds d’élévation pour l’œil, et 6 pieds pour le rayon de l’instrument,demandent au moins 9 pieds pour le mur.
(2) Ce ne peut être alors qu’un seul bloc de pierre ou de marbre.