réunion de lumières et de secours qui devaient par la suiteservir d’exemple et d’autorité dans tout le reste du royaume.En eflèt, la perfection de l’ouvrage dans la partie topogra-phique dépendait presque entièrement de la complaisance etde la bonne volonté qu’apporteraient les curés, les seigneurset les inteudans à seconder les ingénieurs par les renseigue-mens et les secours de tout genre qu’ils pouvaient leur pro-curer. Ceux-ci, en conséquence, étaient obligés dans leursinstructions de se présenter aux curés pour obtenir la permis-sion de monter dans les clochers, tours et donjons; de copiersur les titres le nom des paroisses; de prendre communicationdes plans et terriers qui avaient pu être (ails précédemment.La carte terminée, des vérificateurs, outre la confrontationfaite par eux-mêmes avec les lieux, devaient la présenter auxseigneurs pour recevoir leur approbation ou leurs observat ionset y avoir égard. Ür, il faut convenir que c’est sur-tout dansles environs de Paris et des principales villes du royaume, queles ingénieurs ont trouvé une surabondance de secours de cegenre, qui a beaucoup contribué à la perfection de la cartedes pays oit cela a eu lieu mais il est des provinces où, bienloin de trouver cette assistance, l’on n’a éprouvé que dédains,obstacles et refus de secours et de renseignemens. Il a falluquelquefois employer l’autorité et le nom du roi pour obtenirla permission de faire les principales opérations et pour seprocurer les indications les plus indispensables. Mon père lui-même fut assailli de plusieurs coups de fusil dans un clocherde Bretagne , et un de ses ingénieurs fut blessé pour la viedans une autre occasion. Les seigneurs même n’ont pas tou-jours secondé nos travaux autant qu’il était de leur intérêt dele faire; nous étions fort heureux quand ils ne montraientque de l’indifférence. Aussi, dans certaines provinces où nos
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MÉMOIRE.