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quart de l’ouvrage (1). La gravure n’avait pas été aussi vite;il n’y avait que dix-sept feuilles portées sur les cuivres. Onn’avait pu se procurer qu’un petit nombre de bons graveurs.A la vérité, dans ces sortes d’ouvrages, il serait avantageuxde n’employer que la même main pour obtenir une parfaiteégalité dans la gravure : mais on sent que cela 11e pouvaitavoir lieu pour une entreprise de si longue baleine. Un siècleeût à peine suffi à un seul graveur pour exécuter notre atlas.On a donc été obligé d’y faire travailler à la fois plusieursartistes qui n’ont pas eu, il faut l’avouer, la même per-fection de burin (2).
Tel était l’état des progrès de la carte de France vers la fin del’année 1755. Les ingénieurs étaient sur le point déterminerleur campagne qui finissait avecl’automne. lisse rendaient alorsà Paris pour s’y occuper, pendant l’hiver suivant, des calculs etde la rédaction de leurs registres, ainsi que de la mise au netdu dessin des pays qu’ils avaient levés dans la belle saison,lorsque tout à coup Cassini de Thury reçut l’ordre d’arrêter etde suspendre tous les travaux. Une lettre de M. de Séclielles,contrôleur-général, lui annonça que les dépenses de la guerrene permettaient plus la distraction d’aucun fonds ; que leséconomies du Roi allaient même s’étendre sur les objetsd’agrément; qu’il n’y avait pas à craindre qu’un ouvrageaussi utile et aussi agréable au Roi que la carte delà France ,fût entièrement abandonné, mais qu’il fallait attendre, pourle continuer, des circonstances plus favorables.
(1) Selon mon père, dans son projet d’associalion , c’était le tiers; en ayantégard sans doute aux peines qu’avaient coûté les préparatifs et les premiers essais ,il ne prévoyait pas celles qui devaient accompagner la suite et sur-tout la fin del’ouvrage.
(2) Nos meilleurs graveurs de plan ont été les sieurs Seguin, Chalmandrieret Aldring.
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V e
MÉMOIRE.