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et (le ses regrets. Cassini, à l’instant, lui remit entre les mainsle projet d’une association de particulierscpiisoutiendraient à MÉMOIRE,leurs frais la continuation d’une entreprise glorieuse à la France et honorée de la protection de son souverain. L’assurance (piel’auteur paraissait avoir de trouver facilement un nombresuffisant d’associés flatta infiniment le Roi ; il garda le papier,et le lendemain le rendit à Cassini avec les noms, écrits aulias, de huit personnes des plus distinguées de la cour queS. M. avait pour ainsi dire enrôlées et qui s’étaient empres-sées de souscrire (1). Louis XV ne s’était point inscrit sur laliste, mais sa bonté lui avait suggéré de prendre une manièreplus aimable et plus généreuse de protéger et d’encourager l’en-treprise : il faisait don et abandon général de toute la partie del’ouvrage faite jusqu’à ce moment j cartes, planches, dessinsmanuscrits ou gravés, registres, instrumens, tout cela deve-nait une propriété et un premier fonds pour la nouvelle com-pagnie. On juge du bon effet qu’opérèrent ces bontés du Roiet l’exemple des premiers seigneurs de la cour; mon pèren’était pas sorti de Compiègne que sa liste était déjà aug-mentée des noms les plus distingués (2). Sa première idéeavait été de n’admettre que vingt associés, mais l’empresse-ment à seconder son projet et à y participer fut si général qu’ilporta sa liste au nombre de cinquante. A son retour à Paris ,elle fut remplie en peu de jours par ses amis dans le Parle-ment, dans la Chambre des Comptes et dans l’Académie des
(1) C’étaient MM. le prince de Soubise, le duc de Bouillon, le duc de Luxem-bourg , le maréchal deNoailles, le comte de Saint-Florentin , ministre d’Etat,M. de Moras , M. dePuységur, M me de Pompadour.
(2) MM. de Trudaine et Feydeau de Marvillc, conseillers-d’Etal ; MM. lesprésidons de Malsherbcs , de Novion , deSallabery, de Mascarany , de Meslay,de Guibbeville, de CorberonjM. deMeilland, intendant de Soissons , etc.