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V* Sciences. Il ne fut plus besoin d’annonce, d’instigation; jeMEMOIRE. p U i s ajouter même qu’il ne fut question d’aucun examen,d’aucune condition de la part de ceux qui s’engagèrent d’aborddans le seul but de concourir à une grande et utile opération ;caractère distinctif d’une des plus nobles associations qu’onait jamais formées. Il mérite d’être ici remarqué et développé.
Nous l’avons déjà dit : au premier aperçu, on avait estiméà 90,000 livres la somme annuelle à dépenser pour la carte.A la vérité, elle n’avait pas autant coûté au Gouvernement,pendant les six ans qu’il en avait soutenu l’exécution, parcequ’on avait perdu beaucoup de tems en préparatifs, et qu’onn’avait pu se procurer sur-le-champ le grand nombre de coopéra-teurs qui eût été nécessaire pour aller aussi promptement qu’onl’avait projeté d’abord. Aussi, au lieu de soixante feuilles qui,selon les premiers calculs, auraient dû être exécutées au boutde six années, il 11e s’en était trouvé que la moitié de levées
, et le quart de gravées. Mais, au moment de la formation
de la nouvelle compagnie, la machine se trouvant parfai-tement montée , et le nombre des ingénieurs porté jus-qu’à 34 , mon père estima qu’il ne fallait pas moins qu’unfonds annuel de 80,000 livres, pour faire avancer l’ouvrageet l’achever dans un espace de dix nouvelles années. Chaqueassocié devant donc fournir le cinquantième de cette dépense,le versement annuel de chacun d’eux dans la caisse de la com-pagnie dut être fixé à 1G00 livres; et c’est en effet à cettecontribution que s’engagèrent les cinquante associés, par unacte passé devant Alleaume et Maréchal, notaires, le 2 5 juinet jours suivans 1756, en déclarant dans le préambule queleur association 11 avait d’autre objet que l’honneur et lesavantages qui en reviendraient à la nation. En effet, à peinefut-il question dans l’acte du produit que l’ouvrage devaitnécessairement piocurer un jour par la vente publique dont