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Le ï 3 septembre, les trois directeurs se rendirent à Versailles y»
pour présenter au Roi la première feuille de l’atlas, celle de MÉMOIRE.Paris , déjà faite depuis long-tems, mais dont la compagnievoulut faire un hommage solennel à S. M., en lui présentant enmême tenus les témoignages de son profond respect, de savive reconnaissance et du zèle quelle allait mettre à se rendredigne de ses bienfaits et de sa protection. Toutes les feuillesde notre carte, tirées sur satin, furent ainsi présentées suc-cessivement au Roi et à toute la famille royale, à mesurequ’elles parurent, jusqu’en 1792 , et l’accueil gracieux quellesrecevaient à chaque fois était un nouvel aiguillon pour lesdirecteurs de l’entreprise.
On chercha d’abord à profiler de l’expérience des sixannées qui venaient de s’écouler, pour régulariser et ac-tiver les opérations , pour introduire dans l’administrationtoute l’économie dont elle était susceptible. On supprimales appointemens des ingénieurs (1) et des graveurs, quiavaient eu le loisir de s’essajer et de juger ce qu’ils pou-vaient exécuter dans un tems donné et à des conditionsrequises. On fut donc de part et d’autre en état de concluredes marchés à forfait, tant pour la levée que pour la vérifi-cation des planches, pour la gravure du plan et pour celle dela lettre. Dans les premiers tems on paya un peu plus cher.
O11 ne put d’ailleurs établir qu’un prix moyen que l’on aug-mentait selon les circonstances, car il y avait des pays beau-coup plus difficiles à lever, des planches infiniment pluschargées d’objets et de détails que d’autres, et pour lesquelles
(1) On donnait 1800 livres par an à chaque ingénieur qui ne travaillait quedans la belle saison, et revenait l’hiver à Paris . Ce retour était un surcroît dedépense. D ailleurs 1 hiver, oh les arbres sont dépouillés, est une saison très-lavorable pour la description des détails topographiques, et qu'il valait mieuxpasser sur les lieux.