lorsque,la carte se trouvant achevée, elle n’aurait plus d’autre V edépense à faire. Cette époque favorable, comme l’on sait, MÉMOIRE,n’est point arrivée pour nous ; notre ouvrage est encoreincomplet sur ce point, mais nous n’en sommes plus respon-sables , et nous n’en méritons pas moins qu’on nous sache gréde ce qui est fait et de ce que nous voulions faire ( Voy.
Pièces justificatives, N° XV ).
Il n’y a plus que deux mots à dire sur l actif et le passif dela compagnie. Il lui était dû 4 -ijioo livres5 elle ne devait que7024 livres, et n’avait plus à dépenser en gravure pour lacarte de Bretagne qu’environ 2600 livres. Il devait donc luirester un bénéfice de 31,476 livres. Rien, sans doute, n’eût étéplus satisfaisant à présenter qu’un tel résultat, si la créance eûtété aussi solide que la dette. Toute la conclusion de mon compterendu à nos associés fut donc qu’il nous restait à trouver lemoyen de payer ce que nous devions, et de nous passer de cequi nous était dû par les provinces qui paraissaient bien dé-terminées à ne nous jamais payer.
Telle était la situation de l’entreprise de la carte de France à la fin d’août de l’année 1790; telle elle se retrouva trois ansaprès à la même époque, lorsqu’elle nous fut enlevée ; car, àl’exception des cinq dernières feuilles de la carte réduite quenous terminâmes en 1791, nous arrêtâmes tous les travaux.
Nous nous réduisîmes à une entière inaction pendant lesannées 1792 et 1793, où l’intérêt des affaires politiquescroissant chaque jour avec les troubles de la révolution, 011ne songea plus à faire aucune opération, aucune spéculation.
L’homme tranquille, laborieux et sage fut réduit alors àgarderie silence et à se cacher dans l’obscurité. Les médiansseuls , tête levée , allaient partout cherchant une proie àsaisir, ou un complot à former : nous eûmes sans doute lemalheur de nous trouver sur leur chemin.