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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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DE LA CARTE DE FRANCE .

remboursé de la somme de 9060 livres, ainsi quil avait été y*convenu en 1794 5 plus, les intérêts de ladite somme depuis MÉMOIRElinstant elle aurait être acquittée jusquau momentde la prochaine liquidation. Les associés navaient jamaisdemandé autre chose depuis sept ans. Le jugement duConseil-dÉtat était donc de la plus exacte équité , et il auraitcomblé leurs vœux, si dans le long intervalle de leurs solli-citations la loi funeste du 24 frimaire an VI 11e fut venuannuller tout leffet des bontés du Premier Consul et de lajustice rendue par le Conseil-dEtat . Notre créance, datantincontestablement de lan II, se trouva nécessairement frap-pée, comme tant dautres non moins respectables, par lir-révocable loi sur larriéré. Mais ;i qui nous en prendre? Aumalheur seul des circonstances et des teins; à ce funesteenchaînement des évènemens dune révolution dont les con-séquences et les suites ont été incalculables, et dont lexpé-rience doit rendre a lavenir pins circonspects les hommesplus imprudens que médians qui nont pas prévu la série etla somme des malheurs, des calamités et des injustices quiseraient un jour le résultat nécessaire de leurs faux systèmesou de leurs passions. Je noublierai jamais que, me plaignantune fois du sort rigoureux quéprouvaient mes associés parcette réduction de leur créance, jentendis cette triste vérité :

Songez, me dit-on, cpie la loi na pas été faite pour vousseul; quelle a été commandée par une malheureuse, maisimpérieuse nécessité; car, sil eût fallu réparer tous les tortset toutes les injustices , indemniser de toutes les pertes quaoccasionnées la révolution, le prix du sol entier de la France aurait à peine suffi. Cest ce que je crois devoir répéteraujourdhui à mes associés pour leur consolation et pour monexcuse.

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