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y e Des cinquante actions de notre carte générale , il n’en
MÉMOIRE, existe peut-être pas dix en ce moment entre les mains despremiers titulaires; presque toutes ont passé à leurs héritiers,acquéreurs et ayant-cause. Elles se trouvent subdiviséespeut-être entre deux cents individus. La dispersion causéepar la terreur , l'émigration et les autres évènemens de larévolution, ne m’ont jamais permis jusqu’à ce jour de rassem-bler ces intéressés, et de leur rendre compte ni de magestion, ni de mes opérations, ni de leur résultat. Je n’aidonc pu trouver d’autre moyen que la publication de ceMémoire, pour les instruire des évènemens et des faits qu’ilsn’ont pu connaître. J’ai dû entrer dans des détails qui paraî-tront sans doute superflus à ceux qui n’y auront pas un intérêtdirect, mais qui étaient indispensables pour prouver à mescommettans que si l’entreprise de la carte de France a périentre mes mains, si elle n’a pas eu l’issue qu’ils devaient enattendre, il n’y a eu aucunement de ma faute. Les faits que j’airapportés doivent suffisamment démontrer, que j’ai employétous mes moyens, tout mon pouvoir pour défendre leursintérêts ; qu’il a fallu un véritable courage pour avoir, dansdes tems aussi difficiles, osé élever la voix, faire des plaintes,former des réclamations, et soutenir une lutte qui pouvaitavoir pour moi plus d’un danger ; et cpie sur-tout je n’ai jamaisvoulu transiger sur leurs intérêts au profit des miens; j’aimieux aimé partager leur soi t. Lu eflet, le premier refus descommissaires de la trésorerie ne tombait pas sur moi. 11 avaitpour prétexte l’agiotage qu’ils soupçonnaient de la part desacquéreurs d’actions. La mienne était de première origine;il n’eiit tenu cpi’à moi d’être alors remboursé et de laisser lesautres s’arranger avec le Gouvernement comme ils auraientpu; ma compagnie était dissoute; mes associés eux-mêmes