16a PIÈCES
aucune j et je dirai de la bibliothèque comme du cabinet des modèles,que c’est un objet, non d'absolue nécessité, mais curieux, propre aulieu, propre à la chose, de décoration pour l’Observatoire, et qui,par conséquent, n’est pas sans utilité. Ajoutons d’ailleurs qu’un fondsannuel de (ioo livres, suffisant pour cet objet et ses accessoires, n’estlui-même qu’un bien petit objet pour le Gouvernement.
En général, lorsque j’ai proposé au ministre un plan d’établisse-ment pour un des premiers Observatoires de l’Europe , j’ai du pré-senter tout ce qu’il y avait à faire pour le bien et même pour lemieux. Devais-je me restreindre au simple et absolu nécessaire? Leministre ne m’avait point prescrit ces bornes.
Puissent l’Académie et mes confrères voir dans mon projet, commedans mon cœur, un zèle véritable pour les sciences et même pour lesintérêts de mon corps, auquel je tâcherai, dans toutes les occasions,de donner des preuves de ma constante soumission , de mon profond.respect et de mon sincère attachement !
N° IV.
Rapport fait à l’Académie royale des Sciences, le 4 août 1784,sur le Projet d’établissement à V Observatoire.
M. le baron de Bretcuil a demandé l’avis de l’Académie sur un"Mémoire par lequel MM. de Cassini proposent au Gouvernement dedonner à l’Observatoire de nouveaux instruirions, de former un fondsannuel destiné à l’entretien de ces instrumens ou à l’achat de ceuxqui, parla suite, deviendraient nécessaires, et de faire quelques autresétablissemens utiles aux progrès de l’astronomie.
L’Académie a chargé, en conséquence, ses officiers, la classe d’as-tronomie et ceux de ses autres membres qui se sont occupés de cettescience, d’examiner le Mémoire de MM. de Cassini, et de lui enrendre compte.
Le premier objet de ce Mémoire est l’acquisition de trois instru-mens qui manquent à l’Observatoire : i° un grand quart de cerclemural de 6 ou 8 pieds de rayon, suivant la construction anglaise -,