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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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avait trouvé le moyen de placer avantageusement un bien plus grandnombre d’instrumcns que dans le corps du bâtiment; de sorte queces petits cabinets constituaient depuis long-lents le véritable Observa-toire. Ils 11’avaient de défaut que d’avoir été bâtis l’un après l’autre,sans ensemble, et d’être masqués d’un côté par le grand édifice. Mapremière idée fut donc de regarder l’Observatoire comme un bâti-ment à peu près inutile à l’astronomie ; et comme toute sa partiesupérieure était tellement en ruine quelle ne pouvait être reconstruitequ’à grands frais, je proposai, je l’avoue, de la raser jusqu’au premierétage, et de transporter au-dessus nos cabinets qui, dans une situationaussi avantageuse, auraient été susceptibles d’un plus grand dévelop-pement et d’une distribution plus favorable. Ce parti était sans doutele pl us économique; mais je conviens qu’il avait contre lui de détruire,et, qui plus est, de mutiler un des beaux monumens d’un sièclerévéré; beaucoup fie gens qui ne jugent des choses que par leurapparence, et qui s’imaginent que l’Observatoire de Paris , étant leplus beau de l’Europe , devait être aussi le meilleur et le mieuxdistribué, se seraient élevés contre un tel changement et auraientcrié à l’ignorance et à la barbarie. Ces considérations ne permirentpas d’écouter mon projet, et je n’eus pas de peine à l’abandonner;car, non moins ami des arts que des sciences, ce n’était pas sanschagrin que j’avais proposé ce parti. L’on me dit que l’intention duRoi était de restaurer et rétablir l’Observatoire, sans ricu changer àsa forme extérieure, mais que je pouvais indiquer les additions et lesdispositions favorables à l’astronomie, qu’il serait possible de conci-lier et d’exécuter en reconstruisant les voûtes de la partie supérieure.C’était sans doute remplir mes vues au-delà de ce que j’avais osé l’es-pérer. Je me concertai donc avec les architectes des bâtimens, etbientôt tous les plans ayant été arrêtés, on se mit en devoir de pro-céder à leur exécution ; elle ne fut pas aussi prompte qu’elle aurait pul’être, parce que l’état des fonds des bâtimens obligea de partager ladépense en plusieurs années. La restauration complète, relativementaux grosses constructions, ne fut achevée que dans la cinquièmecampagne. 11 11e restait plus à faire, pour celle de 1791 , que quelquesravulemens, la tête du grand escalier, et à élever d’environ 5 pieds