JUSTIFICATIVES. 3I 3
rechange et quelques petites pièces, mais il peut très-bien servir avecce qui lui reste.
57. L’héliomètre qui a servi à M. Bouguer .
58 *. Grande vis de rappel à micromètre pour le grand mural.
5 g. Etui de mathématique en cassette, incomplet.
60. Boîte longue portant des plaques de bois percées de dia-phragmes avec huit verres de dill’érens foyers.
Instrumens.
JV° 1. Un quart de cercle mobile de 6 pieds de rayon à deuxlunettes et fil à plomb (1).
2. Quart de cercle mobile de 2 pieds et demi de rayon à une seulelunette.
5 *. Cercle astronomique, par Le JNoir , de i 5 pouces de diamètre,avec deux lunettes.
(1) Ce quart de cercle était le meilleur et le plus précieux des instrumens del’Observatoire; il a été construit par Langlois, en 1742. Depuis cette époque jus-qu’en 179,3, il a été employé journellement à observer les hauteurs absolues desplanètes et des étoiles, particulièrement celles de l’étoile polaire pour déter-miner la hauteur du pôle de Paris , et celles du soleil dans les solsticespour fixer l’obliquité de l’écliptique ( Voy. Mémoires académiques , 1778
et 1790 ). Encore une trentaine d’années, et l’on pourra répéter avec ce mêmeinstrument toutes les anciennes observations qui ont été laites avec lui, et quioffriront une comparaison précieuse par un siècle d’intervalle. Mais cet instru-ment, qui présente un aussi grand avantage, se trouve relégué avec les vieillesmachines depuis ma sortie de l’Observatoire, où je l’avais laissé dans le meilleurétat et placé dans un cabinet particulier. En 1779 , j’avais fait porter sur le limbeune nouvelle division à côté de l’ancienne; et en 1790 et 1791 , j’avais déterminél’erreur de la division dans un grand nombre de points, en comparant les mêmeshauteurs prises h ce grand quart de cercle avec celles déterminées par un cerclerépétiteur de Borda. Espérons qu’un jour quelqu’aslronome trouvera notre instru-ment digne d’être retiré de la poussière, et lui rendra la confiance et l’importancedues à un instrument fort ancien, sur lequel on peut répéter des observations très-éloiguées par leurs époques.