226 PIÈCES
Sa Majesté, persuadée de l’avantage que doit procurer à ses Etatsl'exécution de ce projet, a Lien voulu la faciliter en nous procurantdepuis plus de vingt années des secours extraordinaires pour la cons-truction des instriunens, pour la dépense de plusieurs voyages quenous avons faits pendant dix années, et pour former des sujetscapables de remplir l’objet dont il s’agit, enfin pour différentes tenta-tives par lesquelles il a fallu commencer. Ces différens secours nousont mis en état d’avancer cet ouvrage à un point qui ne nous permetplus de douter du succès; nous annonçons au public, avec unegrande satisfaction, qu’il va jouir des fruits de notre travail, et quedans l’espace de dix années, toutes les cartes de la France serontlevées et gravées.
Kous croyons qu’il est à propos d’instruire ceux qui liront cet écrit,du nouveau projet que j’ai présenté au Roi.
Depuis l’année l'jSo qu’on a commencé à lever îles cartes détaillées,nous estimons qu’il y a un Liers de l’ouvrage entièrement lait, savoir :la généralité de Paris, qui comprend une grande étendue de pays, ets’étend jusqu’à Vezelai; une partie de nos frontières depuis Dun kerque jusqu’à Metz , et toutes les cotes de la Manche depuis Dun kerque jusqu’à Cherbourg .
Pour achever ce qui reste à faire, on se propose d’augmenter lenombre des ingénieurs et de le porter jusqu’à 54 ; on fera choix despersonnes les plus capables : deux de ces ingénieurs seront chargésde lever les grands triangles, pour procurer des bases à ceux qui.seront destinés à la description des cartes particulières, et quatreautres seront chargés de vérifier les cartes avant qu’on les donne aupublic, de les communiquer à tous les seigneurs et curés, et deprendre leurs avis.
C’est un moyen que l’on juge absolument nécessaire pour donneraux cartes la plus grande perfection : car, quoique l’on ait recommandé'aux ingénieurs de s’adresser aux personnes qui seraient sur les lieux,pour l’orthographe des noms, le nombre des hameaux, fermes etautres objets dans l’étendue de chaque paroisse, il est à craindre quenos ordres ne soient pas bien exécutés. Les ingénieurs ne construisantleurs cartes qu’après leur retour à Paris , et sur des brouillons où les-