GALVANOPLASTIE.
GALVANOPLASTIE.
eu intestin de bœuf, qui contient un cylindre de cui-vre G K H, creux, fermé par .les deux bouts, et lestéavec du sable, afin qu'il reste plongé dans la dissolutionde sulfate de cuivre que contient le sac. Pour entretenircette dissolution de sulfate de cuivre à saturation, descristaux de ce sel sont placés à la partie supérieure C ICdu cylindre de cuivre et immergés dans la dissolution demanière à s’y dissoudre, quand elle s’épuise. Deux ap-pendices métalliques sont soudés en Z et en C, pour ser-vir de réophores, ou conducteurs du fluide électrique.Il est inutile de dire qu'onpeut établir une batterie dep] usieurs éléments sembla-bles à celui que nous ve-nons de décrire eu réunis-sant le cuivre du premieravec le zinc du second, etc.
Aussitôt que le circuit estformé, la dissolution de selmarin agit sur le zinc pourle dissoudre, tandis que lesulfate de cuivre laisse dé-poser son cuivre sur le cy-lindre CH K ; il résultede là un courant qui estremarquable par la con-stance de ses effets, c’est-à-dire que la même quantitéd’électricité est produite pendant très longtemps.
Cette disposition quoique très usuelle a un inconvé-nient, c’est qu’elle ne permet de recueillir que l’électri-cité dégagée par l’action chimique sur la face du zincqui regarde la membrane et le cylindre de cuivre.M. Becquerel a modifié la forme précédente afin de re-cueillir l’électricité dégagée sur les deux faces du zinc.Pour cela il suffit de disposer une auge en cuivre{fig. 4054) A B D, ayant U“,18 de hauteur, 0^,44 delargeur et 0 m ,03 d’écartement, munie de deux appen-dices A et B en biseau, communiquant avec l'intérieurde l’auge par plusieurs ouvertures, et remplis de sul-fate de cuivre. Dans cette auge onverse une dissolution saturée de sul-fate de cuivre, et on y plonge un sacde toile à voile F G K (fig. 4052),contenant une lame de zinc Z K, de0 m ,4 2 de largeur. Deux vis de pres-sion Let E permettent, soit d’assu-jettiraux deux pôlesobtenus les filsconducteurs du courant, soit deserrer le cuivre d’un élément avecle zinc du suivant. On voit bienque chaque face de la lame dezinc est en présence d’une surfacede cuivre. 4050.
On a encore fait subir plusieurs changements deforme à la pile de Danicll ; nous ne citerons plus que le
suivant qui est assez avantageux (iig. 4050). A,vase de cuivre; BD, tablette percée de trous pourrecevoir les cristaux de sulfate de cuivre qui doivent en-tretenir à nn degré de saturation constante la dissolutionde ce sel contenu dans le vase A ; EF, vase poreux où setrouvede l’eau faiblement acidulée par l’acide sulfuriqueou le sel marin, et où plonge un cylindre de zinc amal-gamé G ; Cet Z, deux vis de pression pour attacher lesfils conducteurs des pôles-cuivr' et zinc, ou pôles positifet négatif.
Pile, de Grote. Il n’y a pas de pile qui ait une plusgrande intensité que celle imaginée par Grove, et àcause de cela elle n’est guère employée dans la galvano-plastie. On peut la construire très petite, et cependantavec quatre ou ciuq éléments on peut produire les effetsles plus énergiques, faire toutes les décompositions etrougir un fil de platine. Ainsi on peut ne donner àchaque couple qu’une dimension de 3 centimètres, enprenant pour diaphragmes des têtes de pipes en terrebouchées par en Das. Dans l’intérieur se trouve le zincamalgamé plongeant dans de l’eau salée, et à l’extérieurdu platine plongeant dans de l’acide nitrique. Le zincest négatif et le platine positif.
M. Smee a beaucoup simplifié cette pile, en compo-sant ce qu’il appelle une pile de débris , pile qui per-met d’utiliser les nombreux fragments de zinc et le mer-cure qui forment les résidus d’expériences faites avecles piles galvaniques. Il place dans le fond d’un vasetous les fragments de ziuc, et les couvre de mercure danslequel il plonge un fil d’argent contenu dans un tubede verre, de manière à ce qu’il ne communique par au-cun point avec l’acide sulfurique étendu dont on rem-plit le vase. Ce fil d’argent est mis en contact par unevis de pression avec le conducteur du moule à recou-vrir. D’un autre côté, une plaque d’argent platinisé estsuspendue dans le liquide, le plus près possible du mer-cure, sans y toucher, et est réunie par un fil conducteuret une autre vis de pression avec l’électrode soluble.
M. Smee a aussi imaginé un élément remarquablement simple (fig. 4053); une plaque d’argent platiniséest entourée par une plaque de zinc re-courbée ; le zinc est le pôle positif, et lalame platinisée le pôle négatif. Le seulliquide nécessaire pour exciter cette pileest composé d’une partie d’acide sulfu-rique et de sept parties d’eau. On peutaccroître la puissance de l’appareil, enaugmentant la dose d’acide qui ne doitcependant jamais former plus du quartde la masse totale du liquide. L’additionde quelques gouttes d’acide nitrique pro-duit encore une augmentation d’inten-sité du courant, mai? cet acide pourraitattaquer l’argent, et il vaut mieux ne4 053. l’employer que lorsque la plaque néga-tive est formée intégralement de platine.
Four platiniser la plaque d’argent, on commence parrendre sa surface rugueuse, en la brossant avec un peud’acide nitrique concentré; puis, après l’avoir lavée, onla place dans un vase contenant de l’eau acidulée avecde l’acide sulfurique, à laquelle on ajoute quelquesgouttes de chlorure de platine. Un vase poreux, dans le-quel on a préalablement versé de l’acide sulfuriqueétendu, est plongé dans le liquide, et reçoit à son tourune lame de zinc. Aussitôt que la communication estétablie entre les deux métaux, le platine est précipité àla surface de l'argent, sous la forme d’une poudre mé-tallique noirâtre. La plaque d’argent retirée de l’appa-reil est alors prête à jouer son rôle ( Traité de Galvano-plastie , par Walker, traduit par le docteur Fau ). <
Pile de Bunsen. Cette pile est établie sur les mêmesprincipes que celle de Grove; elle n'en diffère qu’en ceque le platine est remplacé par un cylindre de charbon'