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GALVANOPLASTIE.

GALVANOPLASTIE.

de saturation, comme dans le cas précédent. Il est bondentretenir la température de 40 à 70® pour éviter lacristallisation, et comme, malgré toutes les précautions,la saturation est toujours plus grande au fond que dansle haut, il faut retourner le moule de temps en temps,et cela avec rapidité afin déviter toute oxydation.

Un autre inconvénient est lépaisseur inégale du~pot, toujours plus abondant à lextrémité opposée aupoint dattache quà ce point même. On cherche à yremédier en plaçant plusieurs conducteurs suffisam-ment longs aux deux extrémités du moule, et en ayantsoin de relever derrière ceux qui sont fixés au bord in-férieur.

Cest dans le but déchapper à cet inconvénient dundépôt irrégulier quon sc sert souvent de lappareilsuivant (fig. 4 047) ; il est formé d'une caisse rectangu-

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laire ou cylindrique A, dans laquelle on en met uneantre B, dont le fond est un diaphragme maintenu con-venablement aux parois de la caisse. Ce dernier vase Best supporté à une dixaine de centimètres du fond duvase A. Le moule m est placé horizontalement sur unsupport à 7 ou 8 centimètres du «diaphragme qui fait lefond du vase B. Dans ce vase, rempli deau aciduléepar Tacide sulfurique, on met horizontalement une lamede zinc Z, ayant à peu près les mêmes dimensions quele moule. Le vase A étant aussi plein du sel à décom-poser, on établit le circuit par le fil conducteur o b c.Il ne se forme plus alors que quelquefois un bourreletsur les bords du moule. Cependant pour que le dépôtfût rigoureusement égal en tous les points, il faudraitque toutes les parties du moule fussent à égale distancedu zinc, ce qui ne peut sobtenir quen donnant auzinc la forme générale des saillies ou dépressions dumoule, ou bien en prêtant cette même forme à la cloisonperméable. Sans ces précautions le dépôt est toujoursplus considérable sur les saillies que sur les creux.

J )uand on juge que le dépôt a acquis une épaisseurisante, on lave les pièces à grande eau et on lessèche avec du papier buvard. On détache ensuite lespièces des moules, ce qui se fait facilement quand on apréparé les moules en prenant les précautions que nousindiquerons plus loin.

Appareils composés. Nous avons dit plus haut quelappareil était composé quand le courant galvaniqueétait produit dans un vase séparé de celui qui contientla dissolution à décomposer. On peut alors employer uncourant aussi faible ou aussi énergique que lon veut enemployant un ou plusieurs éléments voltaïques de for-mes et de grandeurs diverses. On dispose lopération dela manière suivante (fig. 1048) : A est la pile, Bia caisse ou verse la liqueur, le sulfate de cuivre par exemple.

On suspend les moules qu'on veut recouvrir à unetige ob; en face, on met une plaque fd t du métal quondoit faire déposer, une plaque de cuivre dans la cir-constance actuelle, pour servir délectrode soluble. Lapile étant chargée on met fd t en communication parun fil de laitou avec le pôle cuivre C, et a 6 , en com-munication avec le pôle zinc Z.

Nous navons rien à dire sur la disposition particu-lière des moules, ni sur lemploi de la dissolution à dé-composer, si ce nest quil est bon dopérer à une tempé-

rature de 40 à 70°. Lemploi seul de la pile a besoindêtre fait avec discernement ; aussi allons-nous décrireles principaux instruments voltaïques dont on peut seservir dans la galvanoplastie.

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Nous commencerons par parler de lemploi du zincamalgamé imaginé par Kemp ; il présente trois avan-tages importants. Le premier, dit M. Becquerel, estque /équivalent complet délectricité sobtient par loxy-dation dune certaine quantité de zinc, cest-à-dire quesi lon opère avec lappareil simple la décompositiondun sel métallique en dissolution, on obtient un équi-valent de zinc consommé, cest-à-dire, ajouterons-nous,que lélectricité produite dans laction chimique esttout entière portée sur son récipient quand on emploiele zinc amalgamé, tandis quavec le zinc ordinaire* ilsen perd une partie. Le second avantage est que lezinc nest pas attaqué quand le circuit nest pas fermé,tandis quavec le zino ordinaire lacide étendu agitconstamment. Enfin, le troisième avantage, ainsi qu'ilrésulte des expériences de M. Faraday, est quon ob-tient une action régulière, tandis que, avec le zinc or-dinaire, laction est très capricieuse et procède par sac-cades. La régularité de laction électrique dépend aussidu reste de létat de pureté de lacide ; on conseille,pour le moment, demployer de lacide le plus pur possible, parce que, sil sy trouvait de lacide nitrique, lezinc, quoique amalgamé avec grand soin, serait bientôtdétruit sans avoir produit tout son effet utile. Mais ilnest pas prouvé quil ny ait pas certaine substance qui,mise dans lacide sulfurique, produirait le même effetque lamalgamation. Les récentes expériences faitespar M. Millon sur les phénomènes curieux que présentela décomposition de leau par lacide sulfurique en pré-sence de quantités infiniment petites de matières étran-gères, nous semblent imposer une très grande réserve àtoutes les prescriptions quon serait tenté de donnersur ce sujet.

Lamalgamation seffectue dune manière très simple.Dans une soucoupe on verse de leau, de lacide sulfu-rique pur et du mercure; ensuite, avec une brosse, onprend un peu de ce mélange et on frictionne la surfacedu zinc jusquà ce quelle ait acquis une surface bril-lante.

Les piles quil est le plus convenable demployer sontcelles de Daniell, de Grove et de Bunsen ; nous allonsles décrire, ainsi que la pile du prince Bagratiou, quiest encore peu connue, peu employée, mais qui méritedêtre essayée, car elle ne coûte presque aucune dé-pense dentretien.

Pde de Daniell. La pile à courant constant de Daniell,telle quon lemploie le plus ordinairement, se compose( fig. 4 049) dun bocal A B, qui contient une dissolu-tion saturée de sel marin, plonge un cylindre ZD,de zinc amalgamé. Dans lintérieur de ce cylindre estsuspendu un sac E E en baudruche, en toile à voile, ou