Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

GALVANOPLASTIE.

GALVANOPLASTIE.

les instruments employés par les estampeurs soientdoués d'une grande énergie.

Cette méthode revient à faire un clichage par com-pression; elle exige que les objets dont on veut avoirune empreinte soient composés d'une matière assez ré-sistante pour supporter la pression à laquelle ils sontsoumis. Il est préférable, pour cette raison, de faire unclichage par percussion à froid. Uu coup de poing ou demarteau appliqué sur une médaille placée sur une lamede plomb bien nettoyée et brillante suffît pour donnerune empreinte parfaitement nette, et on peut copier dela même manière un cachet en cire à cacheter. On nepourrait obtenir ce résultat par une simple pression,mais on y parvient par un coup sec.

Les alliages de plomb que lon peut employer sont lasoudure des plombiers, le métal fusible de d'Àrcet, lemétal fusible de Newton, lalliage qui sert à la fontedes caractères typographiques, et le métal en usage enstéréotypie. Nous renvoyons pour la fabrication de cescomposés aux mots alliages et stéréotypie.

Pour fabriquer des moules avec tous les alliages fu-sibles il faut avoir recours aux procédés du clichage parfusion seule, eu par fusion et percussion, procédésquon trouvera décrits aux articles polytypie, sté-réotypie et moulage en médailles.

Toutefois pour les personnes qui tiendraient à ne pasavoir recours aux clicheurs de profession, nous dironsquelques mots des moyens quelles peuvent employerpour clicher des médailles à la main.

Afin dobtenir des empreintes avec la soudure desplombiers, il suffit de prendre une partie de cet alliageen fusion, de le verser sur un morceau de papier placélui-même sur un morceau de drap, dappliquer la mé-daille sur lalliage, de mettre par-dessus une planchettede bois et de frapper un coup sec.

Avec lalliage de dArcet, ainsi que lindiqueM. Walker, il suffit de le couler liquide dans le couver-cle dune botte en carton, et quand il est dur ou pâ-teux, prêt à se solidifier, ce quon reconnaît quand sacouleur passe du brillant au mat, on laisse tomber des-sus, de 8 à \ 0 centimètres de hauteur, la médaille quidoit être froide. On doit avoir eu soin, avant délaissertomber la médaille, de débarrasser la superficie du mé-tal de la couche doxyde qui a pu sy former, en la ra-clant avec une carte.

M. Walker a perfectionné son procédé de clichage dela manière suivante :

« Formez un alliage, ainsi quil a été dit précédem-ment, avec les métaux ci-après :

Bismuth. 8 parties

Etain *.4

Plomb.5

Antimoine «.. h

« Tournez alors un mandrin cylindrique de bois et

creusez, à lune de ses extrémités, une cavité du dia-mètre exact de la médaille et unpeu moins profonde que son épais-seur (fig. -1059).

« Faites-y entrer cette médailleen lassujettissant, sil le faut, avecun peu de papier.

« Placez sur une table une petitecapsule de fort papier ayant desbords de 6 à 8 millimètres de hau-teur. Huilez légèrement le fond decette capsule, et versez-y une cer-taine quantité dalliage en fusion.

Remuez le métal avec deux cartesjusquà ce quil prenne une consis-tance pâteuse, et quil paraisse sur lepoint de se cristalliser. Ayez alorsune gaine cylindrique de carton de 7 à 8 centimètres

de hauteur et dun diamètre plus grand que le mandrin,placez-la vivement au-dessus de la capsule, et prenantrapidement le mandrin dune main, frappez un coupléger et bien daplomb sur le métal contenu dans lacapsule. La gaine de carton a pour but dempêchcr lemétal de séparpiller au moment de la percussion, cequi pourrait brûler lopérateur. »

Enfin M. Bœttger propose demployer un alliage fon-dant à 108 degrés et composé de :

Plomb. 8 parties

Bismuth.8

Etain.3

Lorsque la combinaison des métaux a été bien opéréeau moyen do plusieurs fontes répétées, on verse unepartie de lalliage dans une petite capsule de carton ; onlagite avec un fil de fer chauffé au rouge jusquà cequil soit prêt à se solidifier; puis,* au moment précisle métal forme une pâte homogène, on y applique lamédaille préalablement chauffée au point de pouvoir latenir encore dans la main ; on lappuie alors fortementau moyen dun tampon de bois garni dun disque deliège, et on maintient la pression jusquà ce que lemétal soit presque entièrement refroidi.

Dans tous ces procédés, du reste, le moule ne doitêtre séparé de la médaille quaprès son entier refroi-dissement.

Limperfection de ces méthodes et le manque dha-bitude de ces opérations, qui exigent de la précision,doivent engager les opérateurs à avoir recours auxprocédés exacts des clicheurs pour tous les ouvragessoignés, comme planches typographiques, etc.

Moules plastiques. Ces moules sont faits en cire àcacheter, cire vierge, cire composée, stéarine, papier,plâtre, soufre.

Cire à cacheter. Il importe demployer de la cireà cacheter de la meilleure qualité (voir ce mot) pourobtenir des empreintes exactes. Les graveurs prennentles empreintes de la manière suivante : ils présententune carte au-dessus de la flamme dune bougie, enfrottant doucement la partie chauffée avec un bâton decire. Quand ils jugent quil y en a assez de déposée, ilsappliquent le cachet. Pour obtenir de larges em-preintes, on enflamme, au moyen dune bougie, uubâton de cire sur une longueur de 8 à 10 centimètres.On reçoit ensuite sur une carte les gouttes de cire fon-due. Quand on en a une quantité suffisante, on éteint, onremue en tournant ju&quà ce quil ny ait plus de bullesdair, et alors on applique lobjet quon veut reproduire,en le maintenant sur la cire avec une forte pression.Si lobjet est en métal, il absorbe la chaleur et nadhèrepoint à la cire ; mais si lobjet nest pas métallique, ilfaut plonger le tout dans leau froide, afin de pouvoirfaire la séparation. Si lobjet est en bois, il faut lefrotter préalablement avec de lhuile dolive.

Cire vierge. On place lobjet légèrement huilé à lasurface dune espèce de sac en papier, et ou y verseensuite la cire fondue, en ayant soin quaucune bulledair nadhère au modèle.

Quand le modèle est eu plâtre, on lui fait absorber àsaturation de leau chaude, mais pas cependant aupoint que cette eau paraisse à la surface; on met alorsle plâtre dans lespèce de sac dont nous avons parlé,et on verse la cire. On laisse refroidir dans un endroitfrais, et la cire se sépare ensuite facilement du plâtre.

Comme la cire et les substances analogues éprouventun retrait uotable en se refroidissant, il est bon dem-ployer un mélange de parties égales de cire jaune et derésine. On le fait dabord fondre, puis on le laissereposer jusquà ce que toutes les bulles aient disparu,et que la composition ait acquis la consistance de lamélasse. On la coule alors sur lobjet, comme ou le faitpour la cire.

144