GALVANOPLASTIE.
GALVANOPLASTIE.
Stéarine. Au lieu de cire, on peut employer la stéa-rine, ou mieux encore un mélange de 32 parties deblanc de baleine, 7 de cire, et 7 de graisse de moutonfondue et passée ; il est bon d’ajouter au mélange unepetite quantité de plombagine.
Cette plombagine est introduite, afin de donner aumoule une certaine conductibilité. C’est pour cette rai-son que M. Lockey conseille d’employer : cire et stéa-rine, parties égales; plombagine lavée et tamisée, unedemi-partie. C'est encore pour cela que M. Mayo faitun mélange de cire blanche et de blanc de céruse broyétrès fin.
Papier et plâtre. Nous ne dirons rien ici des moyensde couler le plâtre, et de faire des moules en papier,carton pierre, etc. ; on trouvera sur cet objet les détailsnécessaires à l’article moulage. Mais ce que nousdevons donner, ce sont les moyens d’empêcher lesmoules faits avec les substances d’absorber les dissolu-tions métalliques.
Après avoir bien nettoyé les surfaces, on les brosseavec un peu d’huile siccative de lin ou de noix, qu’on afait chauffer jusqu’à l’ébullition, afin qu’elle sèche*e plus promptement possible, quand elle est appliquéesur l’objet. Il faut bien prendre garde d’en employerune trop grande quantité ; car, en se desséchant, l’huilesuperflue remplirait les petites cavités du modèle et enaltérerait le dessin. Lorsque les moules en papier ontété ainsi traités, et qu’ils ont séché pendant 24 heures,ils sont tout à fait propres à recevoir les substancesconductrices dont nous parlerons tout à l’heure.
Le meilleur moyen de traiter les moules en plâtreconsiste dans la préparation suivante : on les place dansune soucoupe plate, soit avec de la cire seulement, soitavec un mélange de parties égales de cire et de colo-phane préalablement fondues. On ne doit en mettre quela quantité nécessaire pour ne pas excéder la moitié dela hauteur du moule. On augmente un peu la tem-pérature pour rendre la matière tout à fait fluide, eton frotte alors le plâtre chaud avec le liquide qui estabsorbé en peu d’instants. On retire le moule et on l’é-goutte de telle sorte, qu’il ne reste plus à sa surfaceaucune portion de la 'Composition, et qu’il soit par-faitement uni.
Voici une table des substances qui peuvent être ap-pliquées sur le plâtre, et que M. §mee a expérimentéesavec succès ; on peut se les procurer toutes facilementet à bon marché :
Le suif.
La stéarine.
Le blanc de baleine.
La cire vierge.
La cire et la colophane.La colophane.
L’huile de lin.
L’huile siccative ou lithar-girée.
L’huile de noix.
Une dissolution de colo-phane et de térében-thine.
Le baume du Canada.
Le vernis au mastic.
Le vernis blanc.
Le vernis à la gomme la-que.
Soufre. Le soufre donne des empreintes extrêmementdélicates ; mais il a l’inconvénient grave de se com-biner avec le métal précipité, aussitôt qu’il est en con-tact avec lui, pour former un sulfure. On remédie à cetinconvénient en revêtant le moule formé d’uue légèrecouche de vernis.
MÉTALLISATION DES MOULES.
Une fois le moule plastique formé, il faut métalüsersa surface pour qu il devienne conducteur du courantgalvanique. La couche conductrice doit être excessi-vement mince, afin de n’altérer en rien les reliefs etles creux de l’objet que l’on vent représenter. Onmétallisé les moules soit par les solutions, soit par lespoudres métalliques.
Solutions métalliques. On imbibe la surface du moule
d’une solution métallique, et on réduit ensuite le métal,soit par l’action de la lumière, soit au moyen d’unevapeur ou d’un gaz que l’on fait arriver sur la sur-face.
M. Boquillon applique sur le moule toute la quan-tité de la solution de nitrate d’argent que celui-ci peutretenir, et laisse le liquide s’évaporer sous l’influence dela lumière; il répète cette opération aussi souvent qu’ilest nécessaire pour avoir une surface continue et d’unbeau noir. Il lave légèrement la surface du mouleavec de l’ammoniaque faible, et trempe celui-ci dansle nitrate d’argent qui le mouille alors parfaitement ;il traite ensuite par la manière de M Spencer, que nousallons donner. Au lieu de laver avec l’ammoniaque, onpeut employer le chlorure ou le nitrate d’argent dissousdans l’ammoniaque.
M. Spencer opère de la manière suivante :
Dans un flacon contenant un peu d’essence de téré-benthine, d’alcool absolu ou d’éther sulfurique, on faitdissoudre un peu de phosphore, et on garde ce flaconbouché. D’un autre côté, on prépare aussi une solu-tion étendue de nitrate d’argent cristallisé, ou bien en-core de chlorure d’or ou de platine que l’on conserve •également dans un flacon.
Lorsqu’on veut métalliser un moule, on y applique,au moyen d’un pinceau très doux, une couche de ladissolution métallique. On verse alors dans une cap-sule, ou simplement dans un verre de montre, quel-ques gouttes de la préparation phosphorée ; on chauffedoucement sur un bain de sable, et dès qu'il com-mence à se dégager des vapeurs, on expose à leuraction le moule enduit de la solution métallique qui, àl’instant même, change de couleur, devient brun, etbientôt d’un noir de plus en plus foncé. Le moule peutalors être employé.
Pour préparer ainsi de petits objets, tels que desmédailles, on peut les fixer, soit au fond d’un verre,d’un entonnoir, d’une cloche de verre ou de tout autrevase, suivant leurs dimensions ; on place au-dessousde ce vase la capsule qui contient la préparation phos-phorée, de manière à ce que toutes les vapeurs setrouvent recueillies sous cette espèce de récipient.
On peut même se dispenser de l’action des vapeursde phosphore, il suffit d’exposer les moules à l’in-,fluence de la chaleur ou des rayons solaires pour dé-terminer la revivification du métal à leur superficie. Cemoyen n’est pas applicable aux moules en cire.
Pour réussir plus sûrement dans cette préparation,M. Meillet recommande les précautions suivantes :
Lorsque la solution métallique doit être appliquéesur des matières grasses ou résineuses, il est utile d’yajouter un peu de gomme arabique.
On peut employer des sels de plomb et de mercureen dissolution.
On peut aussi remplacer la préparation de phos-phore par un courant de gaz hydrogène qu'on faitarriver sous le récipient où est placé l’objet à métal-liser.
Poudres métalliques. Les préparations précédentes neréussissent pas toujours, car on observe souvent, surles moules, des fissures qui détruisent la conductibilitéélectrique. Il est préférable d’employer la métallisationpar les poudres métalliques, et surtout par la plomba-gine ou graphite.
Les poudres métalliques employées sont celles decuivre et d’argent.
Pour avoir uue poudre de cuivre très divisée, onprécipite le cuivre d’une solution bouillante de sonsulfate par du zinc métallique; on sépare ensuite lecuivre du zinc en excès par l’acide sulfurique étendu,et on sèche, à une douce chaleur, la poudre obtenue
Quant à la poudre d’argent, on la prépare en faisantbouillir avec de Peau acidulée par de l’acide sulfurique