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GALVANOPLASTIE.

GALVANOPLASTIE.

2 On prend lempreinte de la pièce avec un alliagefusible, de sorte que la première opération galvanoplas-tique donne le relief ;

3° On prend lempreinte avec une des substances plas-tiques précédemment indiquées.

Dans les trois cas, il faut éviter avec le plus grandsoin ladhérence des bulles dair au moule ; car, sanscela, on ne pourrait pas en reproduire toute la délica-tesse. Les bulles se présentent surtout quand on opèresur des moules en verre. Pour parer à cet inconvénient,il faut examiner la pièce après lavoir mise pendantquelque temps dans la dissolution, pour voir sil y a desbulles, et chauffer légèrement pour les faire disparaître.

Quand on agit directement sur la médaille, il faut re-couvrir le revers, sur lequel il ne doit pas y avoir de dé-pôt, dune matière grasse ou de cire, puis on la met enrapport avec le pôle négatif au moyen dun fil de métaltrès fin fixé autour. Le revers peut être reproduit delàmême manière en recouvrant la face déjà prise avec unematière grasse. Lopération étant achevée, on sépare lapièce de loriginal en enlevant dabord le cuivre qui re-couvre le moule vers ses bouts, et ensuite les faces seséparent avec une grande facilité. Si parfois il y a ad-hérence, on peut vaincre la difficulté en chauffant j ladifférence de dilatabilité opère la séparation.

Il est préférable, lorsquon tient à naltérer en aucunefaçon une pièce originale précieuse, demployer lune desdeux dernières métbodes. Les moules en métal fusible sedétachent souvent avec peine du dépôt métallique.Dans le cas ladhérence ne pourrait être vaincuequen détériorant le dépôt, on doit fondre le moule, quientre en fusion à une température bien inférieure à cellequi altérerait le cuivre déposé. Quant aux empreintesobtenues avec la plupart des substances non conduc-trices, elles se détachent si facilement que le moule nenéprouve jamais aucune atteinte.

Chaque fois que lon veut prendre lempreinte degrandes médailles, comme celles de 45 centimètres dediamètre, par exemple, il est nécessaire demployer unappareil composé, dont lemploi, dailleurs, est préférablepour la plupart des opérations galvanoplastiques Lamé-daille m doit être mise à plat au fond du vase (fig. 4 047) ;on lempêche de surnager en la fixant au fond par deschevilles de bois, ou bien eu faisant adhérer un mor-ceau de plomb au revers du moule. Au-dessus delà mé-daille, on place une plaque de cuivre Z, de dimensions unpeu plus grandes que les siennes. Enfin le moule estmis en communication avec le pôle-zinc de la pile, et lecuivre avec lautre pôle.

Cinquante ou soixante heures dimmersion donnentune épaisseur convenable aux dépôts métalliques.

Lorsque les empreintes des deux faces dune médaillesont obtenues, uu petit artifice fort simple, ditM. de Va-licourt, permet dimiter loriginal au point de tromperloeil du connaisseur le plus exercé. On fait avec ducuivre rouge une virole du diamètre de lamédaille quon veut imiter et de la hauteurde cette médaille. Sur cette virole, tournéeet polie avec soin, on soude promptementà létain, ou de tonte autre manière, les deuxempreintes galvanoplastiques. On bronzeensuite l'ensemble obtenu, par les procédésque lon trouve à larticle bronzage.

§ 2. Copte des cachets , sceaux, empreintesde plâtre .

Pour copier un cachet, dit M. Smee, onrecouvre son empreinte, prise avec de la cireà cacheter, dune couche mince de plomba-gine, à laide dune brosse dure. On fait en-suite chauffer un fil métallique fin à laflamme dune bougie, et lextrémité chauffée est miseen contact avec le bord du cachet pour qu'elle puisse y

a ihérer. On doit mettre un peu de plombagine autourdu point dinsertion du fil. On met alors le cachet dansla dissolution, et on opère ensuite comme on fait pourla reproduction des médailles.

Si on veut faire une copie en relief dnn cachet decire également en relief, il faut recourir à deux opéra-tions : faire dabord nn creux en plâtre, e: ensuite dansce creux fabriquer un moule en relief quon métalliségalvaniquement.

On peut aussi, pour la fabrication des cachets, employer le procédé de M, Fraser, que le docteur Fau dé-crit dans les termes suivants :

« Lappareil de M. Fraser est composé dun vase cy-lindrique de verre ou de porcelaine, dun diaphragme debois poreux et dun cylindre de zinc placé dans ce dia-phragme. Une tige métallique, soudée au zinc et recour-bée, supporte un anneau de cuivre qui entoure le zincsans toucher le sulfate de cuivre. On découpe dans unefeuille de cuivre mince deà disques terminés par unequeue ; en dautres termes, de petites spatules dont ledisque doit être un peu plus grand que lempreintequ'on veut reproduire. Sur ce disque, préalablementchauffé, on fait fondre de la cire à cacheter fine quonrecouvre dune feuille dor battu. Il faut alors appliquerle cachet ou la gravure sur la feuille dor et comprimerfortement. Si la cire nétait pas assez molle, il suffiraitde promener le disque de cuivre sur la flamme dunelampe à esprit-de-vin avant de prendre lempreinte. Lafeuille dor doit être assez large pour déborder la cire, etvenir sappliquer sur le cuivre, de manière que le fluidegalvanique passe librement de la spatule à la surface delempreinte. On vernit exactement tontes les parties ducuivre qui doivent plonger dans le sulfate, et on re-courbe lextrémité de la spatule en forme de crochet.Cette extrémité, ainsi que lanneau de cuivre dont jaiparlé précédemment, seront bien nettoyés au papier deverre. Pour mettre lappareil en action, il suffira daccrocher les spatules sur lanneau ; le courant sétabliraaussitôt, et les empreintes ne tarderont pas à être re-couvertes de cuivre. On peut ainsi disposer une douzainedempreintes qui, au bout de trois ou quatre jours, se-ront revêtues dune couche de cuivre assez épaisse pourservir en guise de cachet. Ordinairement on monte cescuivres sur des manches de bpis, comme les cachets or-dinaires. »

§ 3. Galvanisation des statuettes, des bas-reliefs , etc.

Pour recouvrir dune couche de cuivre une statuette,un bas-relief, ou toutantre objet en plâtre, on peut se ser-vir de lappareil originairement employé parM. Spencerdans ses premiers essais de galvanoplastie, et que ce phy-sicien décrit de la manière suivante dans une deuxièmeédition de son Mémoire, publiée au mois daoût 4840 :

A (fig 4 060), est une auge façonnée, en bois, en terreglaise ou en verre, à laquelle on peut donner telle façon

4060.

et telles dimensions quon désire. B est un cadre formédes mêmes matériaux, auquel on adapte un fond de gros