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GALVANOPLASTIE.

GALVANOPLASTIE.

et du zinc pur, du chlorure dargent récemment pré-oipité du nitrate par du sel marin et bien lavé.

Voici un autre moyeu, indiqué par M. Oechsle, pourobtenir largent en poudre à laide de la pile galva-nique. Nous en empruntons la description au ManuelRoret.

Après avoir lavé du chlorure dargent jusquà cequil ne renferme plus de traces dacide, on le fait sé-cher jusquà consistance dune bouillie épaisse, et onle mélange en cet état avec une solution saturée de selmarin ; on le verse alors dans une capsule ou autre vaseen terre poreuse. Dans un second vase en porcelaineet assez grand pour contenir le premier, on place surdeux tasseaux en verre une plaque de zinc amalgamé,puis on y Yerse de lacide sulfurique étendu de 20 à25 fois son poids deau. On met alors sur la plaqué dezinc deux autres tasseaux de verre sur lesquels on placele tube poieux contenant Je chlorure dargent. Lalame de zinc est mise en communication avec le li-quide du tube poreux, au moyen dun fil dargent oude platine qui plonge dans ce dernier. Il se manifesteaussitôt une action galvanique. Au bout dune demi-heure, on remarque que le chlorure dargent a pris unepeinte grisâtre $ bientôt après il se réduit à létat mé-tallique. On laisse fonctionner lappareil jusquà ceque tout le chlorure soit réduit, ce que lon reconnaîtà ce que, en lagitant, la liqueur ne prend plus une appa-rence laiteuse et reste parfaitement limpide ; on décantealors la solution de sil commun, et lon fait sécher lapoudre dargent.

La plombagine quon doit préférer doit être légère,pas trop dure, nette, unie, luisante, argentée et dungrain fin et serré ; sa pesanteur spécifique est alorsdenviron 2,089. Souvent, dans le commerce, elle estfalsifiée par du molybdène sulfuré, et alors elle nest passuffisamment conductrice et efficace.

M. Boquillon applique de la manière suivante lespoudres conductrices. Le plâtre et les matières po-reuses qui ont été imprégnées dune substance grasseou résineuse sont dans un état favorable à l'application.Si lon chauffe modérément le moule de manière àrendre la surface légèrement onctueuse, on peut appli-quer la poudre métallique avec un pinceau fin de blai-reau. On peut encore placer le moulé au milieu de lafumée peu dense produite par la combustion imparfaitedun corps gras, tel quun mélange de cire et de ré-sine. La couche infiniment mince qui se dépose sur lasurface conserve assez longtemps la propriété de happerles poudres métalliques ou la plombagine appliquéeavec un pinceau. On peut aussi employer lhuile grassedes mouleurs en plâtre, en en faisant prendre au mouleautant quil est possible, et en desséchant lhuileavant l'immersion dans la dissolution à décomposer. Lesparties du moule qui ne doivent pas recevoir de dépôtdoivent être recouvertes dun vernis.

Métallisation des poteries et du verre. Dès quunesurface est rendue conductrice, quelle que soit la na-ture du corps quelle recouvre, on peut la revêtir d'unecouche métallique par les procédés de la galvano-plastie ; on peut donc, par ces procédés, recouvrir lesdiverses poteries et le verre de couches dargent, decuivre, etc., si, à lavance, on les a recouverts dunecouche de plombagine ou dune poudre métallique.Or, il suffit, pour cette dernière opération, de répandresur les poteries et le verre une couche de vernis ca-pable de happer les poudres conductrices.

Selon M. Simson, on peut employer avec succès unautre procédé pourmétalliser le verre, procédé qui évitelinconvénient davoir une substance étrangère, un ver-nis, entre le verre et le métal.

Lobjet en yerre que lon veut recouvrir de métal estsoumis à la vapeur de lacide hydro-fluorique, jusquàce que s» surface prenne un aspect mat et dépoli. 11 est

alors facile dy appliquer, au moyen dune estompe deliège ou de peau, une couche excessivement mince degraphite qui y adhérera avec la plus grande force, grâceaux aspérités du verre.

Dérochage et décapage. Les moules plastiques, recouverts dune couche conductrice par les procédés pré-cédents, sont en état dêtre plongés dans les bains à dé-composer. Quant aux moules métalliques, ils doiventêtre dabord dérochés et ensuite décapés. Nous navonsrien à ajouter aux procédés de décapage donnés à lar-ticle dorure. Pour le dérochage on ne pourra pas em-ployer celui que nous avons indiqué, et qui commencepar un recuit, lorsquon aura affaire à des moules fu-sibles ou trèsdélicats. Dans ce cas, et surtout lorsquonaura des souduresà létain, il faudra dérocher simplementavec une eau légèrement acidulée par de lacide hydro-chlorique, et laver dans une eau chaude acidulée par unpeu dacide sulfurique.

DES SOUDURES.

Pour établir la communication entre le moule et lepôle négatif de lappareil voltaïque, on prend pour con-ducteur une bande de cuivre ou de plomb, et si le mouleest métallique, on le soude sur les bords de la manièresuivante :

Soudure au chlorure de zinc et à Vétain. On commencepar faire du chlorure de zinc en attaquant le zinc par la-cide hydro-chlorique, et évaporant jusquà consistancesirupeuse ; on renferme la liqueur dans un flacon bouchéà lémeri. Pour sen servir pour souder, on en humecte lé-gèrement, avec un pinceau, les deux surfaces à réunir,préalablement grattées avec un râcloir ; on les étameensuite facilement avec le fer à souder et un peu de sou-dure détain ; puis, après les avoir mises exactement encontact, on achève la soudure, soit avec le fer, soit ailmoyen dune lampe à esprit-de-vin.

Soudure à la stéarine. Le procédé de soudure employépar M. Lockey est encore plus simple et plus facile quele précédent, puisque chacun a sous la main la stéarine,seul corps qui soit nécessaire pour désoxyderles métaux,et déterminer leur adhérence à laide de la soudure dé-tain.

On commence par nettoyer les pièces quon veutsouder, soit avec un grattoir, ou même avec du papierde verre. On chauffe ensuite lobjet sur la flamme dunelampe à esprit-de-vin, et on le frotte légèrement avec unmorceau de stéarine. On applique alors, sur le pointchauffé, un morceau de soudure très mince, qui sétendaussitôt et se combine intimement avec la surface ducuivre. La même opération est répétée sur la pièce quonveut souder avec la première. On maintient ensuite lesdeux objets en contact à laide dune pince plate, on leschauffe simultanément, et on continue de les mainteniravec la pince jusquà ce quils soient refroidis.

Quand le moule est formé avec une matière non con-ductrice, on pratique des ouvertures dans son intérieur,afin dy introduire des conducteurs après y avoir amenéla métallisation ; les précautions à prendre dépendent despièces sur lesquelles on opère.

APPLICATIONS DE LA GALVANOPLASTIE.

§ 1. Reproduction des monnaies et médailles.

Pour reproduire une monnaie ou une médaillé, onpeut opérer de trois manières :

1° On opère directement sur la pièce en la plaçant aupôle négatif, après avoir pris des précautions suffisantespour empêcher ladhérence, précautions qui consistentà passer sur loriginal une couche très légère dune sub-stance grasse, telle que lhuile, la cire, la stéarine, le-suif, etc., que lon enlève ensuite le plus possible en es-suyant avec un linge fin. On obtient ainsi en creuxune image, sur laquelle on opère de nouveau pouravoir une reproduction en relief ;