GALVANOPLASTIE.
GALVANOPLASTIE.
L’appareil voltaïque doit être chargé avec de l’acidesulfurique étendu de 45à 16 fois son poids d’eau.
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Voici comment on doit disposer l’opération, d’aprèsM. Smec •
« Quand on a rempli l’auge avec le liquide, on prendun morceau de cuivre de même dimension que celle dela planche, et on le fait communiquer avec l’argent dela batterie. Celle-ci étant amorcée, l’auge à précipiterétant remplie par la dissolution, et le fragment decuivre à dissoudre étant plongé dans l’auge et uni àl’argent de la batterie, on doit faire communiquer le61 qui est soudé sur la plaque où le dépôt doit s’effec-tuer, avec le zinc de la batterie, et l'opérateur doitsurtout avoir soin de ne plonger qu’en dernier lieula plaque de cuivre dans l’auge à précipiter, pour com-pléter le circuit; ces dispositions achevées, on voit undépôt de cuivre pur se former (fig. 1065 et 1066) ; cedépôt n’adhère pas à l’original, à cause de la couched’air qui les sépare, ou de la très mince couche de cirequ’on a interposée. »
D’après le compte que fait M. Smee des frais decette fabrication, on voit que le prix des plaques uniesest encore beaucoup trop élevé. Ainsi, les frais qui ré-sultent de l’emploi d’une seule batterie et de l’auge à
précipiter sont :
La valeur intrinsèque du cuivre. 2 fr. 40 c. le ldi.
Le zinc amalgamé.2 fr. 40 —
Zinc perdu par action locale et
acide sulfurique.0 80
Total.5 fr. 60c.
Si on y ajoute la main-d’œuvre, le temps (une plaquene peut guère être obtenue en moins de 36 heures), leloyer et les^ bénéfices qui doivent résulter de cette fa-brication, on verra que chaque kilogr. de cuivre mis enœuvre doit coûter environ 40 fr.
Si cette somme est trop forte pour des plaques unies,il n’en est pas de même pour des planches gravées dont
la reproduction n’offre pas plus de difficulté que celledes planches unies, et donne avec exactitude et perfec:tion tous les détaiU des planches originales.
Le dessin étant gravé en creux dans la pièce origi-nale, on l’obtiendrait en relief dans l’épreuve galvauo-plastique, si on ne prenait la précaution de faire d’abordune copie en relief, soit avec de la cire, soit avec duplâtre, soit avec une plaque de plomb propre et bien dé-capée. Ce dernier mo\ en doit être employé, quand ils’agit de planches d’une étendue un peu grande. Onplace la plaque de plomb dans une presse à imprimeren taille-douce, au-dessous d’elle on met une plaque defer, et par dessus on place la plaque gravée ; on lessoumet alors à l’action de la presse. Mais en opérantainsi, la planche originale se courbe. Pour éviter cetinconvénient, il suffit, dit M. Smee, de mettre pardessus la planche de cuivre que l’on veut copier uneautre planche en cuivre, qui seule devient cou bée.
On peut aussi, quand il s’agit de dessins délicats, seservir comme moule de l’épreuve gahanoplastique enrelief, obtenue directement sur la planche originale.Dans tous les cas, le moule étant obtenu, on procèdecomme pour les planches unies, en prenant toutes lesprécautions recommandées dans les principes générauxde galvanoplastie que précèdent ces applications.
J toute en acier. Les planches en acier ne peuvent êtrecopiées dans aucune des dissolutions de cuivre en usage,telles que le sulfâte, le nitrate ou le chlorure, attenduqu’elles seraient infailliblement attaquées. On conseilled’opérer avec une dissolution ammoniacale de cuivre,telle que le sulfate ou le nitrate ammoniacal. Mais lestentatives que l’on a faites avec ces bains ne sont pas en-core satisfaisantes pour la galvanisation directe.
Moule en bois. Il est probable que l’on n’aura guèrerecours à la galvanoplastie pour reproduire les planchesgravées sur bois, car il est bien plus aisé d’en obtenird’excellentes copies par lastéréotypie. Toutefois, le pro-cédé consisterait simplement à recouvrir la partie gravée d’une couche de plombagine, et la surface posté-rieure et les bords avec de la cire ou de la graisse, pourempêcher le bois d’absorber une partie de la dissolution.On obtiendrait ainsi une épreuve en creux, et une se-conde opération galvanoplastique donnerait une épreuveen relief. On aurait plus simplement cette demiere,en prenant directement sur le bois une épreuve en cire,plâtre, papier, etc.
§ 9. Gravure directe des planches de cuivre ou d'acier.
On sait que dans la gravure à l’eau forte on re-couvre d’une couche d’une composition de cire (voir lemot guavure) la face de la planche de cuivre qu’onveut graver. Le graveur dessine sur cette couche avecune pointe fine de manière àmettre le métal à nu. Il metensuite la plaque dans un vaisseau plat et verse dessusde l’acide nitrique étendu (3 parties d’eau pour 1 p. d’a-cide), afin que cet acide attaque le métal jusqu’à uneprofondeur suffisante pour loger l’encre typographique,dans les endroits où les traits du dessin ont été prati-qués.
M. Smee a imaginé de remplacer l’action de l’a-cide nitrique, par l’action dissolvante du courant galva-nique sur l’électrode soluble placé au pôle positif dansune auge à décomposition.
La'plauche dessinée, recouverte de vernis sur la facepostérieure et sur les côtés, est donc placée dans la dis-solution de sulfate de cuivre, eu communication avecle pôle positif d’un appareil composé de un, deux outrois couples à courant constant ; on complète le circuiten mettant en communication avec le pôle négatif uneplaque de même dimension que la plaque à graver. Ladécomposition -ne tarde pas à s’effectuer ; l’oxygène etl’acide sulfurique se transportent sur la planche et dis-solvent le cuivre dans les points où les traits ont été
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