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GALVANOPLASTIE.

GALVANOPLASTIE

celles-ci se trouvent sont chargés avec de la çouîeur àl'huile, puis saupoudrés de graphite pulvérisé très finqui, après l’époussetage de la plaque, doivent y adhérerfortement et y former une espèce de velouté.

« La plaque avec l'image ainsi préparée est poséealors sur une autre plaque en cuivre et isolée sur lesbords avec de la cire ; on a conservé à cette dernièreplaque une bande qui sert à la mettre en communicationavec la plaque en zinc qui constitue le second élémentnécessaire de la pile galvanique. Cette plaque de zincest placée dans une espèce de tambourin sur lequel esttendu un parchemin et qui repose sur des pieds de 25 à30 millimètres de hauteur; ce tambourin est posé surl'image et sur la plaque en cuivre qui lui sert de sou-tien. La communication s'établit au moyen d’une lamede plomb ou bien d’une bande de ce métal de 8 centim.de longueur et de 3 centim. de largeur.

« On met en contact cette dernière avec la plaque dezinc, et on unit au moyen d'un petit étau à vis la bandequ elle porte avec celle de la plaque de cuivre sur la-quelle repose la plaque portant le dessin. Ce système deplaques est mis dans un vase de bois goudronné, oumieux de verre ou de porcelaine, rempli d'une solutionde 4 partie en volume de sulfate de cuivre dans l’eau etde 4 partie également en volume de sulfate de cuivreétendu avec une solution de sulfate de soude, jusqu’à unehauteur telle que le parchemin du tambour soit baignéou un peu au-dessous du niveau de la solution vitrioli-que. Dans ce tambour, et sur la plaque de zinc, onverse, à quelques millimètres d’épaisseur, de l’eau à la-quelle on ajoute quelques gouttes d’acide sulfurique.11 est nécessaire que la plaque de zinc, qui doit, autantque possible, être du zinc laminé, soit maintenue deplusieurs millimètres éloignée du parchemin, ce quis’exécute au moyen de petits supports 'de fil de cuivrequ’on fixe dans les parois du tambour, .ou avec des tron-çons de tubes de verre qu’on place sous cette plaqueen zinc. Le cuivre se précipite d'abord, à mesure que lesulfate se décompose, sur les parties claires et blanchesde la plaque peinte ; mais on voit bientôt aussi se formeravec le temps, sur la couleur elle-même, de petites pro-tubérances de cuivre qui augmentent peu à peu, et fi-nissent par recouvrir d'une plaque continue l’image toutentière. »

Il faut de 3 à 8 jours pour recouvrir une plaque. Pen-dant ce temps, on doit nettoyer le zinc toutes les 42 ou24 heures, ainsi que le tambour qu’on remplit d’eaufraîche aiguisée d’acide sulfurique. Les planches obte-nues ne peuvent guère donner que de 300 à 600 épreu-ves, mais on peut en prendre plusieurs copies galvano-plastiques, eu ayant soin d’argenter un peu là surfacepour qu’il n’y ait pas adhérence du dépôt.

Le procédé de M. Kobell nous conduit à mentionnerune méthode décrite dans le Mechanic’s Magazine , pourla reproduction d’une gravure tirée sur papier.

Lorsqu’on a une bonne épreuve, on l’applique fraîchesur une plaque de cuivre planée et préalablement trem-pée dans l’acide nitrique étendu. La plaque et l’épreuvesont soumises à l’action de la presse, qui détermine letransport de l’encre de l’épreuve sur la planche de cui-vre. On dore légèrement cette planche au moyen del’appareil galvanique ; et il est facile de concevoir quel’or ne s’attachera pas sur les parties revêtues d’eneregrasse, mais seulement sur le cuivre. Une demi-minutesuffit pour dorer la plaque ; on la lave avec l’essence detérébenthine, qui dissout l’encre grasse et met à nu lecuivre dans tous les points que recouvrait cette enere.Il suffit ensuite de placer la planche ainsi préparée, enguise d’électrode soluble, dans une auge à décomposi-tion pour graver eu creux toutes les parties non dorées.

§41. Reproduction des épreuves daguerriennes.

M. Grove est le premier qui se soit occupé de ce genre

de reproduction. Tl s’agît de trouver un moyen d’obtenirune gravure dans laquelle le crayon ou le burin de l’ar-tiste ne sera point intervenu, où l’on pourra écrire, des-siné par la lumière , et gravé par Yélectricité.

On sait que les images daguerriennes sont composéesde saillies dues au dépôt de mercure, formant les clairs,et de parties planes formant les ombres, et qui ne sontautres que l’argent du plaqué. Les dégradations de teinteproviennent du mélange des saillies et des parties pla-nes. Si sur ces images, considérées comme moule, ondépose du cuivre, il arrivera que les reliefs deviendrontdes creux, et réciproquement, de sorte qu’en tirant desépreuves de ces planches, les clairs deviendront desombres, et vice versâ. Mais les saillies daguerriennessont si faibles, que les planches de cuivre n’offrirontpas assez de résistance pour qu’on puisse tirer plusieursépreuves. Aussi le problème à résoudre consiste-t-il àse servir des planches daguerriennes comme électrodespositifs solubles dans des liquides attaquant le mer-cure, et laissant l’argent, afin que les clairs des épreuvessoient les mêmes que dans la matière. Par ce procédé,on pourra graver assez profondément la planche pourqu’elle puisse servir à un tirage suffisamment nom-breux. La liqueur satisfaisant à la condition imposéede laisser l’argent et d’attaquer le mercure, est l’acidehydro-chîorique ; et voici comment M. Grove, conjoin-tement avec M. Gassiot. dispose l’appareil :

Dans un bâti en bois on pratique deux cavités pla-cées à 5 millimètres de distance l’une de l’autre, etdans lesquelles on glisse : 4° la plaque qu’il s’agit degraver; 2“ une plaque de platine de même dimension.Le dos et les bords de la plaque daguerrienne sont ver-nis avec une solution de gomme-laque ; on laisse seule-ment libre une portion du bord pour établir le contactmétallique avec le conducteur voltaïque. Le bâti en bois,chargé de ses deux plaques, est ensuite placé dans unvase de verre ou de porcelaine rempli d’une solutionde 2 volumes d’acide hydro chlorique et de 4 volumed’eau distillée. Deux fils assez forts en platine arrivantd’un simple couple de la pile de Grove, sont mis en con-tact avec les deux électrodes durant 30 secondes.

« On retire alors la plaque daguerrienne, on la lavedans de l’eau distillée, et si l’argent était bien homo-gène et ne présentait point de stries, le dessin originalaura pris une belle couleur de terre de Sienne , produitepar la couche d’oxy-chlorure formée pendant l’opéra-tion. On place l’épreuve dans un plat contenant une so-lution très faible d’ammoniaque, et on frotte légèrementsa surface avec du coton bien doux, jusqu’à ce quetout le dépôt ait disparu ; on replonge aussitôt dans del’eau distillée et on fait sécher avec soin. L’opération estalors terminée, et l’on obtient une gravure parfaite dudessin original, dessin qui donnera une épreuve poii-fice, c’est-à-dire dont les lumières et les ombres serontdisposées comme dans la nature. Sons ce rapport, cetteépreuve sera plus correcte que l'original, car elle nesera pas renversée. Les caractères d’imprimerie sontdans leur position normale, ainsi que les côtés droit etgauche de la face, lorsqu’on opère sur un portrait.

« Toutefois, la gravure des épreuves daguerriennesoffre une difficulté insurmontable. Si les plaques sontgravées assez profondément pour donner une bonneépreuve^ quelques-unes des lignes les plus délicates del'original se-confondront nécessairement, et la beautéprincipale de ces délicieux dessins sera détruite. Maissi, au contraire, on n’a continué l’opération que pen-dant le temps nécessaire pour produire la gravureexacte de l’épreuve, ainsi qu’on peut le faire parfaite-ment,, le nettoyage que l’imprimeur lui fait subir, suffitpour détruire sa beauté et l’on n’obtient qu’une épreuvetrès imparfaite, parce que les molécules de l’encre d’im-primerie sont trop grosses pour la profondeur du traitgravé. {Proceedings electrical society, 1 er vol.,p• 98.) »