GANGUE.
GANTS.
Ce procédé de MM. Grove et Gaasiot ne doit pas être ,confondu avec celui imaginé par M. Fizeau , oii ôn !n’emploie que très accessoirement l'électricité, et quisera décrit au moi photographie.
Nous avons ainsi parcouru les nombreuses et si va-riées applications de la galvanoplastie aux arts et àl’industrie, et cependant nous n’avons pas encore toutdit ; chaque jour voit éclore de nouveaux procédés qui,peut-être, auront de l’importance, mais qui, peut-êtreaussi, ne seront jamais que des jeux d’enfants. Lagalvanoplastie est un art trop nouveau pour que l’onsache encore jusqu’où s’étendra la révolution qu’elleprétend introduira dans les procédés industriels. Nousne parlons donc pas des applications qui ne nous sontpas encore bien connues, d’étoffes galvanisées au pointd’en faire des toitures légères et imperméables, de vê-tements métalliques, etc., etc. Il est sage d’attendre.
BARRAL.
GANGUE ( angl. veinstone, ail. gangart ). Les miné-raux métalliques qui sont traités en grand dans l’in-dustrie métallurgique sont dits des minerais. Lesminerais ne se rencontrent pas généralement isolésdans la nature ; ils sont ordinairement associés à d’au-tres minerais d’une valeur secondaire ou à des matièrespierreuses; ces minerais accessoires portent le nom degangues. Les gangues métalliques les plus communessont les pyrites de fer, le fer spathique, les diversoxydes de fer et la blende ; les gangues pierreuses sont lequarz, le feldspath, le carbonate de chaux pur ou com-biné avec d’autres carbonates, l’arragonite, le sulfate dechaux et le spath-fluor, le sulfate et le carbonate debaryte. Comme-nous parlons de ces divers minéraux,soit à leur nom, soit aux articles géologie et minéra-logie, nous n’y reviendrons pas ici, et nous nous con-tenterons ‘de dire quelques mots sur les feldspath,s quiabondent dans certaines roches, telles que les gra-nités, , etc., et se trouvent quelquefois dans les filons d’é-tain.
Il y a un assez grand nombre d’espèces de feldspaths ,mais nous ne parlerons ici que des deux espèces les plusabondantes, le feldspath proprement dit ouorthose, et l 'al-bite. Le feldspath orthose est l’espèce la plus commune,il a une cassure lameileuse et raie le verre ; sa densitéest de 2,37 à 2,39 ; il est inattaquable par les acides,et fond au chalumeau en un émail blanc. Les cristauxsont très souvent hémitropes, mais ne présentent ja-mais d’angles rentrants. Sa composition est représentéepar la formule minéralogique K Si 3 -|- 3 Al Si 3 . Val-bite a un certain éclat que ne possède pas le feldspath ;elle s’en distingue principalement en ce que les cris-taux, presque toujours hémitropes, présentent alors unangle rentrant; elle est inattaquable par les acides, etfusible au chalumeau en émail blanc ; sa compositionest représentée par la formule minéralogique Na Si 3.3 Al Si 3 , qui ne diffère de celle de l’orthose que par leremplacement de la potasse par son équivalent desoude.
Avant de soumettre les minerais an traitement mé-tallurgique, il est nécessaire de les débarrasser autantque possible de leurs gangues, ce qui se fait en les sou-mettant à une préparation mécanique que nous décrironsà l’article métallurgie.
GANCE. Petit cordonnet d’or, d’argent, de soie, decoton ou de fil plus ou moins gros, rond, carré ou mêmeplat. Il se fabrique à la machine à faire les lacets (voyezcordonnet), lorsqu’il est rond ou plat, et surtoutlorsqu’il n’est pas large. On le fait quelquefois au bois-seau, d’autres fois à la navette sur le métier, et lorsqu’ilest façonné, on le travaille comme les rubans et ga-lons (voyez rubans).
GANTS {angl. gloves, ail. handschuhe ). La fabri-cation des gants en peau est très simple : on prend or-dinairement de la peau de chevreau convenablement pré-
parée, on la découpe à la main ou le plus souvent à l’aided’emporte-pièces, dont on a un assortiment de diversesgrandeurs, qui portent des numéros différents, et onfait ensuite les coutures, soit à la main, soit à la méca-nique.
Un Anglais a introduit à Paris un appareil très sim-ple, représenté en profil fig. 4068, pour faciliter la cou-
1069. 4068.
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ture des gants •: cet appareil ressemble à une pince enfer, dont la partie supérieure des deux mâchoires secompose d’une sorte de peigne en laiton (fig. 1070), fixésur chacune des machines au moyen des vis n, n, n,comme on le voit fig. 4069 et 1070. Les dents de cepeigne n’ont que 2 I /2 à 3 millimètres de long, et sontparfaitement régulières. La pince AA est fixée sur iebord de l’établi B.au moyen de la vis C ; l’une des mâ-choires D est fixée, l’autre E, est mobile à charnière au-tour du point F. La partie supérieure en laiton desdeux machines est fixée en I, I, au moyen de fortes vis,à la partie inférieure en fer. La machine mobile E estnaturellement pressée contre la machine fixe D, par unressort G, fixé en H sur le bâti A. Un levier IC, que l’onfait mouvoir à l’aide d’une tringle L et d’une pédale,sert à desserrer les mâchoires afin d’introduire entreelles la pièce à coudre. Celle-ci étant placée dans uneposition convenable, l’ouvrière retire son pied de dessus la pédale, et passe successivement son fil à traverstoutes les dents des peignes, eu faisant glisser son ai-guille sur le fond de chaque entaille. Dès que la partieeno-a^ée entre les peignes est cousue-, l’ouvrière la dé-gage en mettant le pied sur la pédale, engage la partiesuivante et coutinue son travail. La couture ainsi exé-cutée est très régulière et va extrêmement vite. Il vasans dire que le profil des peignes et l’écartement deleurs dents doit varier suivant la forme des parties àréunir par une couture, et selon que le poiut doit êtreplus ou moins serré.
La machine deM. i. Winter est analogue à la précédente, mais un peu plus compliquée, et est représentéefi<r. 4 071. La mâchoire fixe a a, porte un tenon qui sertà^la fixer sur le pied, fig. 1072, portant deux guidesfixes c, sur lesquels glisse, à mouvement d’étau pa-rallèle, la mâchoire mobile b b. Les deux mâchoiressont placées l’une contre l’autre par un ressort placéen e, et représenté fig. 4076. La mâchoire b, porte en g\un anneau serré par l’une des extrémités d’un levier h,qn’on manœuvre à l’aide d’une tringle en fer et d’unepédale i, et qui permet d’ouvrir les mâchoires pour y in-troduire la partie du gant à coudre. Les parties supé-riéures, d, d, des deux mâchoires ont des formes va-riables. dont les fig- 4073 à 4075 donneront une idée.
Au lieu de ces appareils, on emploie dans quelqueslocalités des emporte-pièces, qui en découpant lçs gants