GAUFRAGE.
GAZ.
lièrement dans les lieux sablonneux ; c’est une espècede réséda , à laquelle Linnée a donné le nom de luteola,à cause de la couleur jaune qu'elle contient.
La gaude est employée en teinture pour teindre enjaune et en vert. On en fait aussi une laque jaune trèssolide employée dans la peinture. La matière colorantede la gaude a été isolée par M. Chevreul, qui lui adonné le nom de lutéoline; elle cristallise en cristauxaciculaires, peu solubles dans l’eau, beaucoup plus dansl’alcool et l'éther, et qui se subliment par l’action de lachaleur sans se décomposer.
GAUFRAGE. On donne le nom de gaufreur à l’ou-vrier qui imprime des figures en bas-relief sur uneétoffe quelconque, avec des fers chauds ou des cylin-dres gravés ; les instruments gravés dont il se sert senomment gaufroirs , et l'action d’appliquer les ferschauds sur l’étoffe, pendant un temps suffisant pour
sulfureux, hydro-chlorique et carbonique (voyez pourles propriétés de chacun de ces gaz à leur nom ).
Les vapeurs rentrent dans les gaz coërcibles; nousen parlerons aux articles machine a vapeur et VA-PEUR.
GAZ ( éclairage au). Voyez éclairage.
GAZ (machine a). Nous rapportons simplement,comme intéressant par les ingénieuses dispositions quiy sont employées, la machine à gaz acide carboniquede notre célèbre compatriote M. Brunei .
L’acide carbonique, qui se liquéfie sous une pressionde 40 athmosphères, développe à 80° (en redevenant ga-zeux) une pression de 80 atmosphères au moins. C’est,d’après cette donnée, que Brunei imagina de substituerl’acide carbonique à la vapeur d’eau pour faire mou-voir les machines. Son appareil est formé de cinqcylindres AA, BB, HH, B’B\ A’A’ (fig. 4077) verti-
4077 .
que les diverses figures prennent la forme désirée etpuissent la conserver, se nomme gaufrage .
Le gaufroir est ordinairement composé de deux par-ties : le gaufroir proprement dit, et sa contre-épreuve;le premier est en laitou gravé en creux, et sa contre-partie peut être en carton qui se moule sur le gaufroir ;des chevilles de repère servent à les placer toujours l’unsur l’autre sans pouvoir se tromper. On humecte légère-ment la substance qu’on veut gaufrer, on la place surle dessin du gaufroir un peu échauffé, on recouvre avecla contre-partie et l’on met à la presse. On les laisse enrepos jusqu’à ce que le gaufroir soit froid, et on retirealors la pièce è gaufrer qui a parfaitement pris l’em-preinte.
Lorsqu’on gaufre au cylindre, celui-ci porte la gra-vure sur sa circonférence convexe ; des fers chauds sontplacés dans l’intérieur du cylindre, et l’échauffent suf-fisamment. Le cylindre inférieur est recouvert de drapsfortement tendus et élastiques, qui servent de contre-épreuve. L’étoffe légèrement humectée passe lentementet sous une forte pression entre les deux cylindres ; ellea le temps de s’y sécher et d’être fortement imprimée.
GAZ. Les gaz se distinguent des solides et des li-quides par la tendance qu’ont leurs molécules à occupertout l’espace qui leur est offert, et réciproquement àpouvoir se comprimer sous un très faible volume, enraison inverse de la pression à laquelle ils sout soumis,ce qui constitue la loi de Mariotte , et leur a fait donnerle nom de fluides élastiques.
Les gaz se distinguent en gaz permanents et gazcoërcibles : ces derniers sont ceux que l’on est parvenuà liquéfier et même à solidifier par l’action dun grandfroid, d'une pression considérable, ou de l’un et del’autre : ce sont le chlore gazeux, le gaz ammoniac, leprotoxyde d'azote, l’hydrogène sulfuré, et les acides
eaux, communiquant entre eux. Les cylindres extrêmesrenferment l’acide carbonique, qui y est comprimé etliquéfié une fois pour toutes à l'aide d’une pompe.Chacun d’eux joue alternativement le rôle de chaudièreet de condenseur, et à cet effet ils contiennent plusieurstubes cylindriques longitudinaux T, dans lesquels onfait passer successivement de l’eau chaude et de l’eaufroide. Cet acide passe dans les cylindres BB, B’B’, parles tuyaux D,D’, et presse des pistons mobiles au-des-sous desquels est située une masse d’huile. L’huileremplit le cylindre central HH, et communique lapression à son piston a, dont la tige I transmet le mou-vement au reste de la machine. Pour concevoir lejeu de cet appareil, imaginons que l’eau chaude couledans AA, et l’eau froide dans A’A’, l’acide carboniquepressera pius fortement le piston de BB que celui deB’B’, et le piston a de HH montera. Lorsque celui-cisera au haut de la course, ou fera passer de l’eau froidedans AÀ et de l’eau chaude dans A’A’, et le pistona prendra un mouvement contraire au précédent. L’em-ploi des cylindres intermédiaires BB, B’B’ et de 1 huileest motivé sur la nécessité d’éviter les fuites d’acidecarbonique; mais il en résulte une perte de force con-sidérable.
M. Brunei fut obligé de renoncer à cette invention,dont le principe était faux ; car, comme nous l’avonsdit à l’article calorie (voyez ce mot), le travail pro-duit par l’expansion d’un corps réduit en vapeur, puis,ramené à son état primitif, ne dépend que de la quan-tité de chaleur employée, et nullement du point d’ébul-lition de ce corps et de son plus ou moins grand coeffi-cient de dilatation. La quantité de chaleur employéedans cet appareil étant minime, le travail ne pouvaitêtre que minime.
GAZE. Tissu léger fait en soie, ou en soie et fil de
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