GÉLATINE.
évaporer ; aussitôt qu’elle est terminée, on laisse dépo-ser quelque temps, puis on soutire dans des moules enbois doublés de plomb ou de zinc. Avant de couler, ona soin de garnir le robinet de vidange d’un torchon depaille qui filtre en quelque sorte la dissolution et quirelient le marc de colle, c’est-à-dire les parties non dis-soutes.
Quelquefois la solution gélatineuse est soutirée toutebouillante dans une seconde chaudière, enveloppée decorps mauvais conducteurs de la chaleur : c’est là quese fait la clarification. Après quelques heures de reposon coule dans les moules.
Les pains refroidis sont extraits des moules; ils ontà peu près 0"\20 de longueur, O",08 de largeur et O*,15d’épaisseur, il s’agit de les découper en feuilles mincesqui n'ont quelquefois que 4 millimètres d’épaisseur.
A cet effet, on emploie des appareils simples et ingé-nieux : en Angleterre on fait usage d’une boîte enbronze à fond mobile; ce fond peut s’abaisser ou s'éle-ver à volonté d’une quantité donnée, à l’aide d’une vis
1079.
1080.
micrométrique. On dépose dans cette boîte le pain degélatine à diviser, et on fait alors mouvoir le fond del’appareil jusqu’à ce que le sommet du pain dépasse lesbords supérieurs de la boite d’une hauteur égale à l’é-
paisseur qu'on veut donner aux feuiiles de colle ; puisà l’aide d’un fil de laiton tendu qu’on promène sur deuxbords parallèles des faces de la caisse ; on enlève cequi dépasse, on obtient ainsi une première tranche degélatine. On soulève encore le fond de la même quan-tité, on coupe de nouveau ce qui dépasse la boîte et oncontinue de même jusqu’à ce que tout le pain soit divisé.La dernière tranche est mise de côté pour être refondue,car elle renferme les matières étrangères qui se sont dé-posées après le coulage eu pains.
M. Grenet, de Rouen , emploie dans le même but unappareil dont nous donnons le dessin ci-dessous. Lafig. 1078 en représente le plan, et la fig. 1079 la coupeverticale. Voici en quoi consiste cet appareil î sur uneplate-forme en bronze a, est une série de plaques enlaiton 6, b, évidées à leur intérieur et posées les unessur les autres ; chacune de ces plaques se trouve percéede deux trous, ce qui permet de les relier à l’aide dedeux boulons c,c*, fixés au plateau eu bronze. La plaquedu bas est la plus longue, celles qui sont au-dessus ontune longueur graduellementmoindre, elles ne sont encontact que par les faces deleur plus petit côté, c’est ceque montre d’ailleurs la fi-gure 1080, qui représentel’assemblage de cinq de cesplaques : un espace égal àpeu près au cinquième de leurépaisseur existe donc entreles faces des longs côtés deces plaques.
Le vide existant au milieude l'appareil reçoit le painde gélatine a, qui a les mê-mes dimensions ; ce pains’appuie contre une brosse e ,qui occupe le plus petit destrois côtés de cette espèce deboite. L’appareil étant dis-posé comme l’indiquent lesfigures, rien n’est plus facileque de couper eu feuilles lagélatine qui se trouve aucentre ; pour cela on faitpasser entre toutes les pla-ques ( ce que permettent lesvides qui s’y trouvent ména-gés) un fil de laiton qu’ontient tendu et la division estopérée.
Comme toutes les plaquesont la même épaisseur (cellequ’on veut donner aux feuil-lets), on obtient une série detranches gélatineuses égales.
La brosse e, est destinéeà permettre au fil métalliquede couper entièrement etd’une manière franche cha-que feuille jusqu’au bout :une fois la feuille coupée lefil qui est pris dans les crinsde la brosse est retiré et en-gagé entre les deux plaquessuivantes.
Enfin, nous dirons un motde l’appareil à diviser deM. Pélier, fabricant de colloà Paris ; cet instrument est certainement celui qui opèrele plus rapidement, car il suffit de couper une feuillepour les couper toutes à la fois.
M. Pélier met ses pains de colle dans un canal en
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