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GELATINE .

GELATINE .

bois dont les faces sont à charnières et viennent, quandla division s’opère, serrer le pain qu’on découpe. Uncadre en fer portant 22 lames de couteau espacéesd’une quantité égale à l’épaisseur à donner aux feuillesde gélatine, peut tourner autour d’un de ses côtés quilui sert d’axe et vien s’abattre à volonté sur le pain decolle de telle manière que les lames se trouvent paral-lèles au canal renfermant ce pain qui se trouve ainsidivisé en 23 plaques d’un seul coup. Quand on relèveles couteaux, les faces du canal qui comprimaient laté-ralement le prisme de colle tombent en tournant autourde leur arête inférieure, et les 23 feuilles de colle setrouvent libres.

Dans ce dernier appareil, le fond du canal où se met-tent les pains est garni d’une brosse afin d’obtenir descoupures franches. Nous ne parlerons point ici de la des-siccation des feuilles de gélatine ; cette dessiccation etles chances qu’elle court ont été indiquées ailleurs (voirl’article colle-forte), ainsi que les rendements engélatine obtenus par ce procédé avec les différentes qua-lités des os employés.

Gélatine extraite des os par la vapeur. C’est en l’année4684 que l’extraction de la matière animale des os futopérée pour la première fois, et ce fut à l’aide de lavapeur à haute pression qu’on y parvint.

Fapin, à qui l’on doit les premières notions précisessur la force motrice de la vapeur et sur l'emploi utile decette force, eut l’idée de traiter les os à une haute tem-pérature, en se servant pour cela de l’appareil qui porteencore son nom ; mais l’emploi de la marmite de Papinprésentait de graves inconvénients : le produit qu’ildonnait ne se prenait pas en gelée, il était altéré leplus souvent et avait alors une saveur empyroumati-que fort désagréable. Aujourd’hui même ce procédédéfectueux est encore en usage dans le Midi, où l’extrac-tion de la gélatine se fait sous uue pression moyennede 3 atmosphères.

En 4812, M. d’Arcet, reprenant les travaux de Pa-pin, reconnut que les os exposés à l’action de l’eau àune température élevée, perdent une portion de leurmatière animale qui est transformée en ammoniaque ;cette transformation n’a plus lieu si on opère à 4 00° seu-lement.

Le procédé que M. d’Arcet proposa à cette époqueet qu’il a perfectionné depuis, consiste à rendre indépen-dant de l’appareil à extraire la gélatine celui qui doitfournir la vapeur, et à n’opérer la transformationdu tissu cellulaire en gélatine qu’à une températuremaximum de 406".

Ce qui a été dit de ce procédé, en parlant de la colle-FORTE(voy.cemot)nous dispense d’entrer dans de plusgrands détails. Nous nous contenterons de donner ledessin et la description de l’appareil imaginé par ce sa-vant.

Cet appareil est représenté par les tig. 4 080 et 4 081.Fig. 4084 , coupe verticale de l’appareil à extraire lagélatine ; A , cylindre en fonte hermétiquement fermédans lequel arrive de la vapeur ; o, tuyau faiblementincliné, apportant la vapeur dur» générateur qui estle complément de l’appareil ; 6, tuyau vertical condui-sant la vapeur dans le cylindre A ; c, c\ tuyaux faisantsuite au tuyau b , et conduisant la vapeur, l’un en hautet l’autre au bas de 1 appareil; d, robinet placé sur letuyau 6, et servant à régler l’introduction de la vapeurdans le cylindre en fonte. ( Les tuyaux et le cylindredoivent être enveloppés de matières conduisant mal lachaleur afin d'empêcher leur refroidissement ) ; e, robi-net placé à la partie inférieure du cxlindre pour l’é-coulement de la dissolution gélatineuse ; f, cou\ ercledu cylindre. Ce couvercle se fixe au cylindre de diffé-rentes manières, seulement on a soin de garnir lejoint d’une rondelle de carton pour empêcher les fuites ;9 » tubulure fixée au couvercle, pour y placer à volonté

un thermomètre ou un manomètre; /», vase destiné à re-cevoir la gélatine au fur et à mesure de sa production ;f, gouttière destinée à conduire dans un autre vase lagraisse qui coule 4 080.

d’abord quand l’ap-pareil commence àmarcher ; fc, gout-tière mobile autourd’un axe placé àson centre, et quireçoit directementle liquide qui s’é-coule par le robi-net r, pour le ver-ser soit dans levase à, soit dansla rigole i, sui-vant le côté où elleest inclinée ; I,tuyau amenant del’eau froide dansl’intérieur du cy-

lindre; m, ajutage Tnobile qu’on fixe au tuyau J,quand le panier qui contient les os est dans le cylindre,ce petit tube verse l’eau froide goutte à goutte au mi-lieu de l’appareil, ce qui empêche une élévation detempérature trop considérable en même tem; s que ladissolution est rendue plus claire.

Fig. 4080. Elévation du panier garni d’une toilemétallique en fil de fer ; c’est dans ce panier que seplacent les os qui doivent être exposés à l’action de lavapeur dans le cylindre A ; », est l’anse par laquelleon enlève ce panier chargé d’os, au moyen d’une pbu-lie supérieure, quand il s’agit de le placer dans le cy-| lindre, ou de l’en retirer après l’épuisement des os.

| Dans cet appareil, il est de la plus haute importance. de ne pas trop prolonger l’action de la vapeur, si on ne| veut pas s’exposer à transformer une partie des matiè-res animales en produits ammoniacaux. Il faut en ou-j tre en tenir toutes les parties dans le plus grand état doj propreté pour prévenir toute fermentation putride.

! Quand le travail a été bien conduit, le résidu dû| l’opération contient :

I Phosphate et carbonate de chaux. ... 90

! Matière animale non attaquable parla vapeur,

| savon de chaux et graisse libre. . . ■ . 40

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