GEOLOGIE
GEOLOGIE.
superposition de ces masses. Elle recherche la manière ,d’être des minéraux utiles, afin de guider le mineurdans ses explorations et ses exploitations; enfin, elle 'étudie tous les phénomènes qui tiennent à la constitu-tion du globe terrestre, pour déduire de cet examenl’histoire des révolutions dont il a été le théâtre.
Notions préliminaires de géographie physique. La terreprésente la forme d’une sphère aplatie vers les pôles etrenflée vers l’équateur : le rayon à l’équateur e&t de6376 854 mètres, l’aplatissement est de 4/305 d’aprèsles mesures géodésiques prises dans diverses parties duglobe ; on arrive au même résultat, par des observationsastronomiques, en prenant pour point de départ, lesinégalités du mouvement de la lune, tant en longitudequ’en latitude, ainsi qu’en admettant que la terre ait étéprimitivement fluide et dans les mêmes conditions demouvement.
L’observation et le calcul ont également démontréque la densité moyenne de la terre est environ cinq foisplus grande que celle de l’eau, c’est-à-dire près du dou-ble de la densité moyenne, de l’écorce minérale quinous est connue. Ce fait vient encore à l'appui de l’hv-pothèse d’une fluidité primitive et probablement géné-rale de toute la masse du globe; car, en vertu de lagravité, les matières auront dû se ranger, les plusdenses au centre, et les plus légères à la surface. C’estainsi que nous voyons à la surface que nous habitons,l’air, l’eau et l’écorce minérale disposés concentrique-ment et dans l’ordre de leur densité. Nous commence-rons l’examen géologique du globe eu jetant un coupd’œil rapide sur la forme et la composition de ces troiscouches.
Atmosphère. L’atmosphère est la couche d’air quienvironne la terre, et qui renferme en outre quelquesmillièmes d’acide carbonique et une quantité très va-riable de vapeur d’eau. Cette colonne d’air faisant équi-libre, au niveau de la mer, à une colonne de mercureà 0 U de 0®,76 de hauteur, la hauteur totale de l’atmo-sphère serait seulement de 7950“* si sa densité était con-stante ; mais comme, par l’effet de la gravité, elledécroît à mesure que l’on s’élève suivant une certaineloi, cette hauteur est de 45 à 46 lieues : au-delà est levide absolu ; il en résulte qu’on ne peut supposer aucunedéperdition d’eau à la surface du globe par voie d’éva-poration. Les différences de température auxquellessont soumises les diverses parties du globe, jointes aumouvement même de rotation qu’il possède, détermi-nent à la surface des courants atmosphériques ouvents réguliers ou irréguliers. Un vent ordinaire par-court 2 à 3“ par seconde, un veut fort 5 à 6 m , un ventviolent 1ü", et un ouragan jusqu’à 20, 30 et 40“.
Eaux. Les eaux couvrent près des trois quarts de lasurface du globe, et leur évaporation spontanée produitdes vapeurs qui se répandent dans l’atmosphère et dontla condensation ultérieure donne naissance aux nom-breux cours d’eau qui sillonnent l’écorce terrestre.
Écorce minérale du globe. La surface du globe est ac-cidentée d’uue manière très diverse, et il est nécessairede donner à ce sujet quelques définitions. On donne lenom générique de montagnes aux aspérités saillantesde l’écorce minérale du globe : tantôt ce sont des dômesarrondis, tantôt des pics aigus et isolés, ou des groupesdentelés sous forme d'aiguilles ; d’autre fois ce sont descrêtes ou sinuosités qui sillonnent la surface sous formede rides, ou des plateaux bordés par des escarpementsplus ou moins rapides. Quoique ces formes soient sus-ceptibles de varier à l’infini, les masses montagneusesun peu étendues constituent des groupes, et le plus sou-vent des chaînes, dont la structure est assujettie à deslois de symétrie, dont l’étnde est d’une grande impor-tance.
Une chaîne de montagnes est une saillie qui suit unedirection déterminée, et qui se décompose généralement
en plusieurs chaînons parallèles dont la hauteur va sanscesse en diminuant, à mesure que l’on s’éloigne de l’a-rête centrale dite cime ou ligne de partage des eaux,jusqu’à ce qu’ils se confondent avec les plaines envirounantes . La cime est tantôt en forme de crête, tantôtcomposée de plateaux allongés. Les dépressions paral-lèles à la direction d’une chaîne de montagnes, consti-tuent les vallées longitudinales, qui sont coupées à angledroit par les vallées latérales, qui descendent de la lignede faîto et séparent les divers massifs constituants ; lescrêtes comprises entre ces vallées présentent elles-mê-mes des dépressions moins apparentes ou gorges, quiprennent le nom de col sur la ligne de faîte de la chaîneet qui servent alors à passer d’un versant à l’autre. Ilarrive quelquefois que deux ou plusieurs chaînes secoupent, ce qui rend beaucoup plus difficile l’observa-tion des phénomènes qui se rapportent à chacuned’elles.
Les groupes de montagnes sont disposés avec pluseu moins de régularité, soit aulour d’un point culmi-nant, soit autour d’une dépression centrale, d’où diver-gent, en s’élargissant sans cesse, les vallées princi-pales.
Les chaînes de montagnes forment, pour ainsi dire,le squelette des continents, et en constituent, par con-séquent, le caractère le plus saillant. Quant aux pays deplaines, leurs formes sont moins nettement dessinées,et sons les variations de la végétation et du climat, il yaurait identité presque complète entre la plupart d’entreeux.
bes roches. Les roches sont des minéraux simplesou des associations de minéraux qui se rencontrent eumasses assez considérables dans la nature pour qu’onpuisse les regarder comme des principes constituantsde l’écorce du globe.
Les roches composées se distinguent des roches sim-ples par une structure d'agrégation , qui indique la ma-nière dont se groupent les minéraux qui les constituent.Cette structure est dite granitoide, lorsque les rochessont formées de minéraux cristallisés, associés à peuprès dans la même proportion ; porphyroides lors-qu’elles sont composées d’une pâte compacte dans la-quelle sont disséminés des cristaux contemporains; si,dans ces derniers cas, les cristaux isolés sont rempla-cés par des noyaux ou amandes de couleur différentede celle de la pâte, on dit que la roche à une structureamygdalotde. Les roches composées de fragments ou degrains de roches plus anciennes, réunis par un cimeutquelconque, portent le nom de roches arénacées; si lesfragments sont anguleux, la roche est une brèche ; lors-qu’ils sont arrondis et assez gros ils constituent parleur réunion un poudingue ou conglomérat ; enfin, si lesfragments sont a la fois arrondis et très petits, ils for-ment les grès , qui passent par degrés insensibles auxargiles, dans lesquelles les fragments élémentaire sontréduits à une ténuité telle que la roche produite par leurréunion devient homogène.
Cela posé, passons rapidement en revue les rochesprincipales qui composent l’écorce du globe.
Roches granitoides
La plus répandue de ces roches est le granité , qui estformé d’un mélange de quarz, de feldspath et de mica,à l’état cristallin. Le quarz est ordinairement en grainsgris ou blancs; le mica, en lames noires, brunes, vertesou argentines ; et le feldspath, blanc ou rose. Beaucoupde granités contiennent à la fois deux feldspaths de cou-leur différente. Lorsque l’un d’eux se présente sous laforme de grands cristaux implantés dans une pâte uni-formément grenue, on dit que le granité est porphy-roïde.
Le lames de mica sont quelquefois déposées parallèle-ment à une même direction, ce qui donne alors un