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GELATINE .

GÉLIVITÉ DES PIERRES.

et comm£ son rendement est supérieur à celui obtenupar les fabricants de colle-forte qui, en employant lemême procédé, ne retirent en gélatine que 10 à 45p. 400 du poids des os qu'ils emploient. La pression àlaquelle ils opèrent est la principale cause de la pertequ’ils font.

L’usage de la gélatine alimentaire s’est répandu peuà peu dans un grand nombre de villes de l'Europe , enAmérique même on monta quelques appareils pour l’a-limentation des classes pauvres, ou des hôpitaux, et denombreux rapports favorables au nouvel emploi de lagélatine furent publiés et dédommagèrent M. d’Arcetdes peines qu’il eut à faire partager son idée favorite.Mais dans ces dernières années la gélatine alimentairesouleva une opposition des plus vives, on lui reprochade transmettre au bouillon une saveur fade et quelque-fois repoussante, bien différente de l’odeur aromatiqueet de l’action stimulante que le bon bouillon exerce surl’estomac, et qu’il doit à l’osmazôme et à l’acide qu’il apuisés dans la viande. On a également reproché à lagélatine d’être indigeste et de s’altérer facilement; enfinon a fini par dire qu’elle n’était pas nutritive. De tousces reproches celui-ci est certainement le plus grave,les autres pouvant être atténués en grande partie; aussil’Académie des sciences nomma-t-elle une commissionpour décider la question. Tout le monde connaît les ré-sultats obtenus par ses commissaires ; les expériencesqu’ils ont faites tendent toutes à démontrer que le pou-voir nutritif de la gélatine est faible.

« On se ferait très probablement, dit M. Dumas, uneidée juste de ses effets, en la considérant comme propreà fournir aux dépenses de la respiration, sans avoir lafaculté de fonctionner comme un véritable aliment ré-parateur de nos tissus, dont elle se bornerait à prévenirla destruction, et à ce dernier point de vue la gélatinejouerait un rôle fort essentiel, toutes les fois qu’on laferait intervenir dans une alimentation trop pauvre enmatières azotées. »

Le faible pouvoir nutritif de la gélatine paraît venirde ce que, toutes les fois qu’on détruit l’organisationd’une matière gélatineuse, on diminue probablementen grande partie ses propriétés nutritives.

Quoi qu’il en soit des doutes qui restent encore à cetégard, en admettant que l’emploi de la gélatine alimen-taire fût abandonné, que les appareils de M. d’Arcetcessassent de fonctionner partout où on les emploie poursa préparation culinaire, on les utiliserait encore avecavantage pour fabriquer la colle-forte. On peut dire quesi l'illustre savant, que les arts et les sciences ont troptôt perdu, s’est trompé en poursuivant pendant plusde trente années la réalisation des vues élevées de Pa-pin, Pronst et d’Arcet père, pour approprier la gélatinedes os à l’alimentation de l’homme, son erreur fut cellede tous les chimistes contemporains qui partagèrent sonopinion sur l’utilité de cette matière pour auimaliserconvenablement la nourriture des indigents ;‘erreur quine fut pas sans utilité, puisqu’elle l’amena à perfection-ner considérablement les procédés de Papin et à doterl’industrie de l’art d’extraire la gélatine des os par lemoyen des acides, ce qui porta en France les fabriquesde colle-forte au plus haut point de perfection.

, F. CH. KNAB.

GÉLIVITÉ DES PIERRES. Lorsqu’une pierre estpénétrée d r une plus ou moins grande quantité d’eau,un abaissement de température suffisant peut congelercette eau jusque dans l’intérieur de la pierre, malgré lepeu de conductibilité de celle-ci pour la chaleur ; et,comme la glace offre un volume notablement plus con-sidérable que l’eau dont elle provient, l’effet qu’elleproduira dans 1 intérieur des pores de la pierre pourradépasser la ténacité de celle-ci et en déterminer la rup-ture, ou au moins y faire naître de nombreuses fissures :on dira alors que cette pierre est plus ou moins gélive.

Il tst facile de comprendre que les pierres offriront sousce rapport de très grandes différences, et qu’il est de luplus haute importance de connaître l’altération qu’ellespeuvent éprouver par les variations de température aux-quelles elles se trouveront naturellement soumises dansl’atmosphère, avant de les employer dans les construc-tions.

On peut imiter l’effet que l’eau produit en se congelant dans les pores d’une pierre par l’action d’un selqui augmente beaucoup de volume par l’action d’unecause facile à produire ; on se sert ordinairement pourcela, d'un sel efflorescent, le sulfate de soude, sus-ceptible de perdre de l’eau, après s’être solidifié, e»'acquérant un volume plus considérable qae celui qu’ilprésentait.

A cei effet, on fait tailler des échantillons des pierresà essayer, en cubes à vives-arêtes de mêmes dimensions,que l’on plonge pendant un temps déterminé, ordinai-rement une demi-heure, dans une dissolution bouillantesaturée à froid de sulfate de soude.

On enlève les cubes de la liqueur, on les suspend aumoyen de fils de manière à ce qu'ils soient complète-ment isolt s, et on place au-dessous de chacun d’eux unvase renfermant une portion de dissolution bien tirée àclair ; après 24 heures, si le temps n’est pas trop humideou trop froid, il s’est formé à la surface des cubes desefflorescences blanches. On plonge alors chaque pierredans le vase inférieur, pour faire disparaître les cris-taux, et ou recommence autant de fois qu’il s’en forme.

Cinq jours après le commencement de l’efflorescence,on arrête 1 expérience ; la quantité de fragments qui sesont détachés, leur poids pris à l’état sec comparative-ment à celui de la pierre également sèche, et l’altérationde formes que le cube a éprouvée, indiquent le degré degélivité de la pierre* soumise à l’expérience, ou de plu-sieurs pierres que l’on voudrait préparer.

GÉNÉRATEUR DE VAPEUR. Voyez chaudière

a VAPEUR.

GENIEVRE ( angl . gin, aH.genever). Liqueur dontla plus estimée vient de Hollande, et qui se fabriqueainsi qu'il suit : On prépare, avec 2 parties en volumede seigle de Riga non germé, et 1 p. de malt d’orge oudréche, un moût que l’on fait fermenter à la matière or-dinaire, puis que l’on soumet à la distillation. On ob-tient ainsi une eau-de-vie de grain faible, que l’on sou-met à une seconde distillation, en ajoutant dans l’alain-bic, 4 k de baies de genièvre vieilles de quatre à cinq ans,et 4/8 e de kilogr. environ de sel marin. La liqueurainsi obtenue renferme environ 60 p. 400 d’alcool envolume, et possède l’odeur aromatique du genièvre. Onobtient de 28 à 33 «litres de genièvre par hectolitre degrain.

GÉOGNOSIE. Voyez géologie.

GÉOLOGIE.Lorsqu’on parcourtunecertaine étenduede lasurfacedu globe, en étudiant le sol, surtout dans lesparties, telles que les escarpements, les tranchées et lesexcavations, où il sc trouve à découvert, on ne tardepas à reconnaître que la composition en est très variée.L’aspect deè roches change, ainsi que la nature de leursprincipes constituants, et par suite l’emploi auquel ellessont propres. Ainsi, les unes servent à la fabrication dela chaux, les autres à celle du plâtre; les unes sontassez dures pour rayer l’acier et d’autres se laissenttailler avec la plus grande facilité ; il en est même quiforment avec l’eau une pâte plus ou moins liante sus-ceptible d’être modelée àvoldùté.

L’étude des propriétés des substances minérales quientrent dans la composition de la croûte, terrestre, con-sidérées en elles-mêmes, constitue la minéralogie.La géologie, au contraire, considère les roches sous lerapport de leur gisement ; elle comprend à la fois ladescription des masses minérales qui constituent toutesles parties connues de l’écorce du globe, et l’ordre de