GÉOLOGIE.
GÉOLOGIE.
Ainsi les calcaires ont été souvent transformés en do-lomie. Telles roches de composition très simple se sontpénétrées d’amphibole, de pvroxène, de grenats, despinelles et autres minéraux de nature ignée. Ces réac-tions ne se bornèrent pas d’ailleurs à des modificationsde roches : les gisements métallifères, les matières.quiremplissent un grand nombre de filons, de cavités, pa-raissent en grande partie liés à cet ensemble d’émanations de l’intérieur et de l’extérieur.
Ces altérations des roches ont souvent eu lieu surune échelle immense; des contrées étendues, telles quela région des Alpes , ont pris un faciès minéralogiqueévidemment tout différent de celui qu’elles avaient d’a-bord. Les chances d’altération ayant été d’autant plusgrandes que les dépôts étaient plus anciens, il ne fautpas s’étonner de la liaison presque intime qui existe en-tre les premiers dépôts sédimentaires et les roches ignéesanciennes ; cette liaison étant d’ailleurs considérable-ment augmentée par une grande analogie dans les ro-ches, puisque les eaux n’avaient pas encore eu lo tempsde modifier complètement l’écorce ignée à peine refroi-die, sur laquelle elles avaient été précipitées.
Les rapports géognostiques seront d’une étude biensimple, entre les dépôts sédimentaires, dont l'isochro-nisme général est très probable, et les masses ignéesqui les auront traversées à des époques intermittentes.
Si l'on considère une masse ignée saillante à la sur-face du sol, elle sera nécessairement postérieure auxroches sur lesquelles elle repose, à moins que la contréen’ait été tellement bouleversée, que l'on soit en droitde supposer an renversement complet de tout le systèmequi aurait interverti l’ordre de superposition. Mais de ceque l’ou trouvera une toche superposée à certaines cou-ches, il ne s’ensuivra pas qu’elle ne puisse être regardéecomme de beaucoup postérieure. Si la masse est inter-calée , elle sera postérieure aux roches qu’elle traver-sera; mais de ce qu’un filon, traversant un système decouches, s’arrêtera au milieu, on ne pourra pas conclurequ’il est antérieur à toutes celles qu’il ne traverse pas.De même, toutes les roches ignées, intercalées dans nnterrain, sont certainement postérieures à celles sur les-quelles elles reposent, mais elles peuvent l’être aussi àcelles qui les recouvrent.
Le tableau suivant (fig 4096), dressé par MM. Dufré-noy et Elie de Beaumont , donnera une idée de l’ancien-neté des roches d’origine ignée et de la durée de leurémission.
WFA
WÆid
Soit AC, une ligne correspondante à l’époque actuelle;MN, une autre ligne indiquant l’époque la plus ancienneà laquelle les roches sédimentaires se sont produites ;on voit que :
Le basalte O”, a commencé à paraître vers le dernierquart des terrains de sédiment, c’est-à-dire à la hau-teur de la partie supérieure de la craie; il est fort rareà cette époque, et n’a commencé à se produire avecabondance que vers la fin des terrains tertiaires, commel'indique la figure : il parait même qu’il s’en formeencore.
Le trachyte O’, a commencé à peu près à la mêmeépoque que le basalte; il a été surtout abondant auxdernières périodes de la formation du globe, et il s’enproduit encore.
Les mélaphyres m, ont commencé plutôt que le tra-chyte, et ont fini un peu avant l’époque actuelle.
Les trapps d , ont paru, pourla première fois, environvers le premier quart des dépôts de sédiment. Les ter-rains houillers sont traversés par ces roches qui ont ététrès abondantes vers l'époque du grès rouge et avant ledépôt du calcaire magnésien (muschelkalk):
Les serpentines et les euphoiides O, parcourent unepartie plus étendue encore de l’échelle chronologique;elles paraissent s’être produites dès les terrains de tran-sition, et leur épanchement s’est continué jusqu’auxterrains tertiaires supérieurs.
Les porphyres quarzifères p, ont commencé h paraîtrelors des dépôts des terrains de transition, principalementdu terrain silurien ; et ils se sont prolongés à peu prèsjusqu’aux premières époques des éruptions des méla-phvres.
Les granités y, très abondants aux premières époquesde la formation du globe, se sont prolongés assez avantdans le dépôt des terrains de sédiment ; toutefois, leurémission, considérable dans les premières périodes géo-logiques, a diminué très rapidement, comme l’indiquela figure, à mesure que les terraius de sédiment ontacquis de l’épaisseur.
Les porphyres et les granités, arrivés au jour à l’étalpâteux, n’ont point coulé et ne sont point accompagnésde scories ; les filons qu'ils constituent n’ont, en géné-ral, qu’une faible étendue, et sont ordinairement ter-minés en pointe. Les porphyres quarzifères formentcependant quelques filons assez étendus, quoique trèsminces, et par conséquent ont été plus fluides que lesgranités. Les porphy r es constituent généralement desmontagnes en dômes; les granités affec-tent aussi quelquefois cette disposition ;mais, le plus ordinairement, ils se pré-sentent sous la forme de chaînes longueset étendues, comme les Alpes et les Py rénées : le phénomène qui les a produitsest donc plus général, et s’est fait sen-tir sur des espaces plus considérables ;enfin, nne grande différence entre lemode d’émission des porphyres et desgranités, c’cst que ces dernières rochesne sont pas accompagnées de conglomé-rats.
Les trapps et les basaltes sont ordi-nairement arrivés au jour par de sim-ples fentes, et se sont étendus en nap-pes minces sur la surface du sol. Sou-vent aussi les basaltes se sont soulevés àl’état pâteux pour former des dômes. Cesroches sont accompagnées d’une quan-tité variable de scories.
Les trachytes présentent quelquefoisdes couches longues et étendues, quiforment de grandes assises presque ho-rizontales : le.s monts Dores, et surtoutle Cantal , en offrent des exemples re*
Terrains
tertiaires.
Terrai ucrétacé.
Terrains
jurassiques.
Grès bigarréet grès rouge.Terrainhouiller.
Terrainde transition.
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