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GRAVURE.

GRAVURE.

eu ce que le rouleau peut se mouvoir suivant son axe enmême temps qu’il tourne.

Alors si l’on place à l’une des extrémités une rouequi porte une rosette festonné* (dont la fig. 4 107 bis re-présente un élément), en raison _

de la nature et du nombre des _

sinuosités que l’on veut produire, _

un ressort ou contre-poids près- A

sant sur l’autre extrémité du cy-lindre pour le rapprocher de 1arosette, tandis qu’une touche Aqui s’appuie sur celle-ci l’en éloi-gne plus ou moins brusquement, 'selon la profondeur de ce» échan- “

crures, la forme de sa propre tête,terminée tantôt en pointe, tantôten courbe. Ainsi, par exemple, sil’extrémité de la touche se ter-mine en pointe A, le feston de larosette se reproduira sur le cy- .

lindre en lignes perpendiculaires 1 ^ *

formant zigzags ; si au contraire cette extrémité se ter-mine par une courbe B, alors plus le rayon de cettecourbe se rapprochera de celui de ia rosette, plus lefeston toujours régulier se rapprochera de celui de larosette.

Pour compléter ce genre de gravure pour l’impres-sion des étoffes, pour en obtenir des traits plus oumoins creusés (ce qui produit des ondulations, genrefort à la mode dans ces derniers temps), et surtoutpour réserver des sujets en blanc, condition nécessairepour imprimer en plusieurs’couleurs, on a employé unsauteur ou patron. On appelle ainsi un petit cylindreen bois sur lequel le dessin que l’on veut obtenir estgravé en relief, avec des parties creuses plus ou moinsprofondes. Ce cylindre est fixé à l’une des extrémitésde celui qu’il s’agit de graver et en reçoit le mouve-ment. Pendant que ce mouvement a lieu, une pointe,placée perpendiculairement à l’axe, et qui frotte sur lasurface du petit cylindre, s’enfonce dans les traits gra-vés en creux, est relevée par ceux qui sont en relief, etcommunique ces mouvements au burin avec lequel elleest attachée au moyen d’un levier; en sorte que ce bu-rin, tantôt en s’enfonçant plus ou moins dans le cy-lindre, y produit des traits plus ou moins profonds,tantôt, ne le touchant pas, y réserve des partiesblanches.

Enfin ce genre de gravure a été complété par l’em-ploi du pantographe , à l’aide duquel une figure donnéeest augmentée ou diminuée à volonté.

Ce que nous venons de dire pour le guillochage descylindres, s’applique également à des surfaces plates oude forme quelconque. Le problème est toujours de trou-ver une rosette correspondant à une courbe donnée , pro-blème dont nous avons indiqué la solution généraledans notre Traité de Cinématique.

Il est facile de comprendre les ressources infinies quel’industrie retire d’un moyen de couvrir une surfacemétallique de traits soumis à une certaine loi. La fi-gure 1107 ier t empruntée à M. Persoz, montre tout le

1107 ter .

parti qu’on peut en tiier pour l’impression des étoffes,comment on obtient mécaniquement les teintes dégra-

dées, les effets dominants qui forment les fonds, etqui viennent se joindre à des rentrures produites pardes rouleaux gravés par d’autres procédés.

Comme tous les procédés de gravure, le tour à guil-locher peut servir à enlever seulement un vernis appli-qué sur la surface. Le dessin obtenu, complété à lamain ou par d’autres procédés mécaniques, peut êtrepassé à l’eau forte et donner par suite une série dotraits gravés plus ou moins profondément, en raisonde la durée de l'action et de lu force de l’acide.

Gravure au poinçon. La gravure au poinçon, la pro-duction d’un creux de forme déterminée par l’enfon-cement à l’aide d’une percussion d’un poinçon d’aciertrempé, dans un métal malléable, est un des procédésles plus importants des arts d’ornement. Nous citeronsparmi les arts qui emploient ces procédés, l’orfèvrerie,qui l’a employé la première, la bijouterie, la fabricationdes rouleaux pour toiles peintes, la fabrication des boutons, et enfin la typographie. Nous allons décrire endétail cette dernière application, dont les procédés,pour ce qui est du travail et de la trempe de l’acier, nepeuvent être différents de ce qu’ils sont dansles diversesapplications. Nous reviendrons sur celle-ci en traitantdes industries auxquelles ils s’appliquent, et notam-ment à propos de l’impression sur étoffes nous parle-rons de la mollette, ce genre de gravure d’un fort cy-lindre de cuivre par un petit cylindre en acier, parroulement sous une forte pression, qui est une des plusbelles conquêtes de la gravure sur acier, une applica-tion bien précieuse du principe de reproduction, quirend si importante pour les progrès de l’industrie tousles procédés des arts d'imitation dont nous traitons ici.

GRAVURE EN TYPOGRAPHIE. S’il est un faitbien certain pour toutes les personnes qui ont étudié latypographie, c’est que celle-ci n’a été réellement inven-tée, n’est passée à l’état d’art mécanique, que le joftroù les procédés de la fonderie en caractères ont étécréés. Que l'on réfléchisse à l’immense travail qui seraitnécessaire pour graver les caractères qui forment uneseule feuille, pour dresser toutes les tiges, afin qu’ellesremplissent toutes les conditions que nécessite la com-position (voyez imprimerie), et on concevra que cetravail serait très coûteux et d’une exécution presquoimpossible? Aussi paraît-il que Guttenberg fut arrêtélongtemps par cet obstacle, qui ne fut levé que quandSchœffer, initié déjà comme orfèvre à l’emploi du poin-çon d’acier, eut inventé la fonderie.

Cet article est destiné spécialement aux procédésde la gravure du poinçon d’acier, servant à produirepar son enfoncement dans le cuivre le creux ou ma-trice nécessaire à la fonde-rie , seul moyen de faire uncreux en cuivre dont le fond■soit parfaitement pur, jus-qu’à l’invention de la galvano-plastie, en même temps quela résistance de l’acier per-met seule d’obtenir des finstrès déliés, des parties très dé-licates.

Le travail du graveur, queni le fondeur ni l’imprimeur nepeuvent modifier et qu’ils peu-vent seulement reproduire, exi-ge par cela même le plus grandsoin.

Des poinçons et contre-poin-çons. Le poinçon est une tiged’acier de 4 à 5 centimètres delongueur. Sur une extrémité estgravée la figure d’un caractère(fig. 1107), l’autre étant arron -die. Le poinçon doit représenter

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