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GRAVURE.

GRAVURE.

la lettre retournée, car, par suite des deux opérations quisuivent la gravure, le caractère servant à l’impressionétant disposé dans le même sens que le poinçon, il estbien clair que l’impression produit un retournement, quidonuera par suite le caractère imprimé dans son véri-table sens.

Le contre-poinçon est une petite tige d’acier de 2 cen-timètres au plus de longueur (fig. J \ 08). Son extrémitéaigue doit avoir la forme des parties évidées de la lettrequ’on doit graver et est destinée à les. former par percus-sion.

Ce qu’il faut d’abord considérer avant de procéder àla gravure est de choisir de l’acier de bonne qualité, quiprenne bien la trempe sans être sujet à s'égrener.

L’acier fondu Huntzinonn satisfait très bien à cesconditions, sa trempe très dure ne laisse courir aucunechance de déformation des traits fins, et occasionne ra-rement la rupture de quelques parties. Néanmoins ilfaut prendre de l’acier de cémentation, dit acier à*A lie -magne, de bonne qualité, pour les gros poinçons, lesaccolades, etc., qui ont à résister à des efforts plus con-sidérables.

Pour travailler l’acier et l’amener à la forme voulue,le graveur emploie un certain nombre d’outils que nousallons passer en revue.

Pierre à l'huile et équerre , servant à polir la surfacedu poinçon, à user la partie défectueuse pour lui substi-tuer une surface plus large.

Sur une pierre à l’huile (fig <4 JO) bien dressée, on

pose à plat une forte équerre en fer, ayant environ 3 cen-timètres de hauteur. Les faces qui reposent sur la pierresont d’équefre avec les faces intérieures (qui sont elles-mêmes d’équerre entre elles).

Le poinçon étant un peu dégrossi à la lime tant à lasurface sur laquelle doit être tracé î’œil de la lettre quiest dressé plat, que sur deux faces du poinçon amenéesà être assez sensiblement d’équerre (l’acier en barres estle plus souvent ainsi en sortant du magasin du mar-chand) ; ces faces sont toujours celles qui sont appliquéesau fond de l’équerre, afin que le poinçon se trouve tou-jours dans la même position.

Le poinçon étant donc placé dans l’équerre et y étantassujetti et en même temps pressé sur la pierre, par lepouce de la main qui tient l’équerre, est promené sur lapierre jusqu’à ce que sa surface soit bien polie.

Quand quelque imperfection dans la gravure, quelquetracé défectueux aura été fait sur la surface du poinçon,en le replaçant dans l’équerre, la surface portant bien àplat, dans la position identique à celle de cette premièreopération, la surface sera usée et diminuée égalementde manière à offrir une nouvelle surface ayant les traitsdu premier travail suffisamment engraissés pour qu’onpuisse le reprendre de nouveau et faire disparaître ledéfaut reconnu.

Petite équerre. Les graveurs emploient nne petiteéquerre à arêtes très fines pour vérifier l’angle formé parles jambages des lettres avec leurs traits horizontaux, quidoit être parfaitement égal à un angle droit, afin que le»traits formant une ligne horizontale, les jambages soientverticaux, ce qui est la première et la plus importantecondition du caractère romain.

Outils tranchants et hmes. Les limes servent à dresserles parties extérieures du poinçon, et doivent varier degrandeur et de finesse de taille suivant qu’il s’agit d’é-baucher ou de finir. Les burins qu’emploie le graveursont affûtés camards pour ne pas refouler sur l’acier.Pour les parties très fines il est bon d’employer une lameaffûtée sous un angle plus aigu, dit canif ou échoppeplate.

Tas. Le tas employé par les graveurs consiste en unemasse de fer, percée d’un trou carré d’environ 0",0J5 decôté dans lequel on peut placer un poinçon et l’y retenirpar des vis placées sur les côtés. Souvent on fait ce tasrond par la partie inférieure, de telle sorte qu’en le plaçant sur un coussin percé dans son milieu, il peut serviià manier facilement un gros poinçon placé dans son centre. Cette disposition est souvent employée dans la gra-vure des grosses vignettes.

Loupe. Tout le travail du graveur est fait avec l’aided’une loupe à court foyer, qui, augmentant toutes lesdimensions, lui permet d’apprécier les moindres diffé-rences de graisse, de calibre, etc.

Pointe à tracer. Le graveur emploie la pointe à tracerpour dessiner sur la surface de l’acier les contours dudessin qu’il vent exécuter. Le dessiu doit être arrêtéavec assez de précision par le graveur, quand il s’agitd’objets un peu compliquée, pour qu’il ne soit pas ex-posé à recommencer son travail pour avoir enlevé quel-que partie du dessin.

Compas. Servant à fixer les di-mensions des tracés (fig. J JJ J).

Foret. Quelques graveurs emploientpeu le contre-poinçon aujourd’hui.11 est en effet souvent assez long àfaire, dans certains cas, pour nedonner cependant qu’assez grossière-ment le vide qu’il s’agit d’obtenir,et a toujours l’inconvénient de fati-guer l’acier et de rendre les accidentsplus fréquents lors de la trempe.Pour s’en dispenser on perce un trou,à l’endroit à creuser, au moyen d'untrès petit foret mû par un archet, eton termine le vide à l’échoppe. Quel-quefois même on peut se dispenserde cette opération, et après avoirJ J J J. enlevé un peu de matière avec un

burin frappé par un marteau, termi-ner entièrement avec les outils tran-chants. On opère toujours ainsi pourles gros caractères

Calibre. Le calibre (fig. J JJ 2) e>ten général un petit morceau de tôlemince, sur les bords duquel on prati -que des entailles égales aux hauteursque doivent avoir les diverses lettrès d’un même caractère, et sert àvérifier cette dimension. Si le carac-tère à graver est penché, on taillesuivant cette pente le fond de l’entaille du calibre, afinde vérifier la pente en présentant le poinçon.

Pour éviter de tailler un calibre pour chaque carac -tère on emploie plusieurs systèmes de calibres pouvantdonner toutes les dimensions par uu mouvement davis, dispositions que chaque graveur varie à sa guise.Nous donnerons seulement une idée d’un des plus com-I plots.