GRILLAGE DES TISSUS.
GRUE.
était chargé sur la grille b par la porte a; c estle cendrier ; la flamme passe en d, sous la pluque e , etse rend à la cheminée par lé rempant f. Les plaquesen cuivre rouge duraient dix à douze fois plus que cellesen fonte, et, étant moitié moins épaisses, produisentune économie d’environ £0 p. 100 sur le combustible.
Le velours ne doit être flambé que sut une seule face ;mais les toiles de coton* la dentelle, le sont des deuxcôtés. Ces tissus sont, dans tous les cas, amenés aucontact avec la plaque rouge, par le moyen de cylin-dres sur lesquels ils sont tendus, et que met en mouve-ment une manivelle sur laquelle agit un moteurquelconque.
Actuellement on flambe les tissus au gaz, au moyend’un appareil fort ingénieux dû à Samuel Hall (fi-
gure H26). Le gaz, produit par les moyens indiquésdans l’article éclairage ad gaz, mais qui n’a pasbesoin d’être épuré, arrive du gazomètre par le tuyauoa, d’où il passe dans un bec b b, placé au-dessousdu fil ou du tissu h griller, lequel reçoit son mouvementà l’aide de rouleaux animés d’une vitesse convenable,et qui ne sont point figurés dans le dessin ; le becest percé d’un grand nombre de très petites ouverturesplacées en ligne droite ; au-dessus de cette rangée detrous est un tuyau horizontal cr, portant à sa partieinférieure une fente pour l’introduction de la flamme,et communiquant à sa partie supérieure avec les tubesd et e, où l’on produit l’aspiration, soit au moyen d’unemachine pneumatique, soit, ce qui est bien préférable,à l’aide d’un ventilateur, dont l’action est continueet bien plus régulière. Le tuyau cc est nettoyé par unebrosse métallique qui s’y meut à l’intérieur par unmouvement de va et vient. ‘
La machine pneumatique indiquée dans la fig. H26renferme deux corps de pompe h et t fixés aux extré-mités d’un même balancier k. Par les tubes plon-geant dans deux cuves f et g pleines d’eau, dont le fondest traversé par des tubes Z, Z, ils s’embranchent sur letuyau e e ; ces tubes sont coiffés par des soupapes s’ou-vrant de bas en haut ; les corps de pompes ou clochesrenversées A, t. sont également munis de soupapes m, n,s ouvrant dans le même sens ; un gazomètre à air o, àcontrepoids p, portant une soupape qui s’ouvre de hauten bas, et communiquant avec le tuyau et , sert à yrégler la vitesse d’aspiration.
On place souvent deux appareils semblables à lasuite l’un de l’autre, mais en sens inverse, lorsqu’ils agit, par exemple, de flamber eu une seule opérationle tissu sur ses deux faces.
Quand il s’agit de griller des fils, on les envidc sur
des bobines, d’où ils se dévident sur d’autres bobine»,en passant au travers de la flamme; pour les tissus, ilspassent d’abord entre deux cylindres de bois recouvertsd’étoffe de laine, sur lesquels ils doivent être étendusavec beaucoup de soin, ensuite sur des brosses qui re-lèvent les poils; et enfin, à la sortie de la flamme,entre deux cylindres semblables aux premiers et desti-nés à éteindre toutes les étincelles.
La rapidité de translation à donner aux fils et tissusdépend de leur nature; mais, dans tous les cas, lemouvement ne doit jamais être interrompu un seulinstant, sans quoi le tissu s’enflammerait aussitôt.
GRUE (angl. crâne, ail. kraniclO. Pour définir de lamanière la plus simple cet appareil, il suffit de direqu’il est destiné à lever des fardeaux et à les transpor-ter d’un point à un autre en leur faisant dé-crire une circonférence de cercle. Pour attein-dre ce but, qu’on imagine une charpenteen bois, eu fer, ou en fonte, ou encorecomposée de ces trois matières ; qu’on sup-pose que cette charpente, composée d’un'axe vertical et d’une sorte de poutre arméeen porte • à- faux, puisse être animé d’un mou-vement de rotation, soit sur une crapaudine,soit sur des collets ou tourillons, soit dansdes manchons, et l’on aura toutes les partiesessentielles qui composent la charpente d’unegrue, c’est-à-dire d’un appareil pouvanttransporter des fardeaux d’un point à un au-tre d’une circonférence, et d’un point bus àun point élevé.
La seconde partie constituante d’une gruoest le mécanisme ; celui-ci peut être assimiléau mécanisme des tours ou treuils ordinaires :c’est un tambour mobile autour d’un axe ho-rizontal sur lequel s’enroule une corde ou unechaîne portant le fardeau à soulever, ce tam-bour est mis en mouvement au moyen d’un sys-tème d’engrenages, qui, lui-même, le reçoit d'une mani-velle ou de deux manivelles à angle droit. On reconnaîtdans cet appareil toutes les parties constituantes dutreuil (voyezce mot). Lemécanisme etla charpente, ousquelette de la grue, sont intimement liés l’un à l’autre, etparticipent du même mouvement de rotation, en sortequ’il convient de combiner ces deux parties de la grue,de manière à ce que chacune d’elles vienne en aide àl’autre, et de telle sorte que toutes deux viennent con-courir à la solidité, au bon fonctionnement et à l’élé-gance de l’ensemble; ainsi d’une manière générale, leagrues sont composées de deux flasques entre lesquellessont presque toujours disposés les appareils servant aumécanisme.
Le poids à soulever est soutenu, en porte-à-faux,à l’extrémité de la partie inclinée de la charpente,qu’on appelle ordinairement le nez de. la grue. On com-prend en conséquence que le principal problème à ré-soudre est de contrebalancer le poids, qui est à l’extré-mité d’un bras de levier assez long, de manière à don-ner toute stabilité à l’axe vertical. Cette stabilité estobtenue souvent au moyen d'un établissement solidede cet axe entre ses manchons, ses guides ou ses tou-rillons. Quelquefois aussi on maintient cette verticalitéet l’on évite les efforts de traction qui s’exercent sur cetaxe en contrebalançant partiellement ou en totalité, lepoids à soulever. Ces différentes méthodes varient avecl’usage auquel sont destinées les grues, et comme notreDictionnaire est principalement fait aupoiut de vue pra-tique, nous examinerons d’abord les différentes espècesde grues et leurs différents modes de construction.
Les usages auxquels s’appliquent cette machine sontnombreux.
Un des premiers usages auxquels elle a été employéesont les constructions des batiments, des ponts^ des
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