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HORLOGERIE.

HORLOGERIE.

tact de ces chevilles détermine la longueur du ressortspiral qui vibre ; et, par suite, permet d’obtenir ainsi les

corrections que le mouvement de la montre feraitdésirer.

Le pivot de la roue d’échappement roule dans le pontK, et le cylindre est sur l’axe même du balancier.

Une des conditions essentielles de la régularité desmontres, le moyen le plus certain de les rendre peuimpressionnables à tous les petits accidents qu’ellespeuvent éprouver dans l’usage civil, consiste à donnerune vitesse assez grande au balancier. Dans le systèmereprésenté dans la figure, il est facile de calculer quele nombre de ses vibrations s’élève à 4 8,000 par heure.En effet le barillet B a 80 dents; la grande rouemoyenne D a 64 dents, son pignon (monté sur lemême axe et qui engrène avec le barillet) a 4 0 ailes ;la petite roue moyenne F a60dents, son pignon 8 ailes ;la roue de champ H a pareillement 60 dents, sonpignon 8 ailes; enfin la roue d’échappement a 45 dentset son pignon 6 ailes.

Ce qui précède suffit pour donner une idée des per-fectionnements qui ont été apportés a la fabricationdes montres ; il va sans dire que, malgré cela, elles neconstituent qu’un appareil assez imparfait. Les condi-tions de précision plus grande mènent à les transfor-mer en chronométrés, et nous n’avons rien Rajou-ter à l’article si complet du maître de la science quenous avons donné, relativement à la construction deces appareils de haute précision.

Horloger. Les progrès de la construction des hor-loges destinées à orner les édifices publics ont été ra-pides en France depuis quelques années. Les ressourcesde la construction mécanique ont été appliquées avec• succès à l’établissement de ces appareils, de manière àeu diminuer le prix et à le rendre abordable pour lescommunes les moins riches. En même temps de meil-leures dispositions en ont rendu les résultats plus cer-tains.

Parmi les nombreuses inventions (dont plusieurssont dues à M. Wagner neveu) qui ont amené à amé-liorer les horloges et à en abaisser le prix, nous cite-rons :

4° La simplification de l’appareil de compensationdu pendule. Celui-ci, composé d’une simple tige en fersupportant une lentille, est soutenu par une lame deressort passant librement dans une fente qui déterminee point de suspension. Cette lame est élevée ou abais-sée par un levier courbe fixé à une pièce en fer, etpoussée par une lame de cuivre qui se dilate en s’ap-puyant sur un talon de la pièce en fer.

2° L’assemblage de la plus grande partie des piècessur un bâti en fonte, dans les entailles duquel les cous-

sinets et les axes viennent se placer presque sans tra-vail d’ajustement.

3° La diminution des parties de l’appareil qui sert àla mesure du temps et par suite accroissement de préci -sion; et cela sans diminuer les proportions des sonne-ries qu’il s'agit surtout, le plus souvent, d’avoir trèsfortes, sans l'inconvénient de réactions fâcheuses de cesdeux parties de l’appareil mises en rapport par des rouesdentées et des vis sans fin.

4° L’adoption générale de l’échappement à chevillesperfectionné, soit pour éviter les ruptures possibles, soitsurtout pour diminuer l'usure, par le perfectionnementdû à M. Yulliainy, habile horloger de Londres , de cons-truire les palettes de l’échappement avec une certainemobilité, de telle sorte que les chevilles, qui ne peuventêtre toutes absolument parallèles entre elles, s’appli-quent sans produire d’usure sur des pièces qui, tou-jours en action, sont les premières usées L’horloge deWindsor, établie d’après ce système, a donné d’ad-mirables résultats.

Remontoir» à forre constante. La condition essentiellede la régularité du mouvement des appareils d’horlo-gerie est que la force motrice soit constante. Cette con-dition est remplie tout naturellement par les horloges àpoids, puisque la force motrice est un poids toujoursconstant, sauf toutefois le poids minime de la cordeplus ou moins déroulée qui supporte le poids. Aussi leshorloges à poids bien étuMies, telles que les horlogesastronomiques, ont-elles une admirable régularité, etsouvent même des horloges en bois, mal construites,ont-elles une marche bien préférable à celle des montreset appareils où le moteur est un ressort établi par desartistes d’un grand mérite.

Pour obtenir une grande régularité dans les appareilsoù un poids modéré avec une course convenable nesuffit plus, où les frottements sont considérables, oubien ceux où le moteur est un ressort, il faudraitrendre le mouvement indépendant en chaque instantdes variations de la force motrice, employer le mo-teur à remonter un poids, à tendre un ressort de-vant servir pour un certain nombre de coups du pen-dule, le reste de l’action du moteur principal ne pou-vant plus agir sur la partie du système qui sert à lamesure du temps. Ce système constitue ce qu’on ap-pelle un remontoir, et c’est le célèbre Leibnitz qui. lepremier, démontra la possibilité d'établir de semblablesmoyens d’obtenir une force motrice constante. Lessystèmes de remontoir varient dans la plupart des hor-loges suivant les constructeurs ; aussi nous contenteronsnous <!e dire qu’il consiste toujours en un petit poidsmoteur que la force motrice remonte à une hauteurqui ne peut être dépassée.

Il importait surtout d’établir un semblable systèmepour les pendules à ressort ; c’était la voie la plus essen-tielle du perfectionnement à tenter aujourd’hui pourfaire faire de nouveaux progrès aux chronomètres.Un semblable résultat a été obtenu pour les pendules àressort par un habile horloger, M. Boussard, dont lesystème a été décrit par M. Dumery dans le Bulletinde la Société d’encouragement.

M. Boussard a transformé les deux barillets de mêmepuissance qui garnissent ordinairement les mouvementsdu commerce, en deux barillets de puissance très dif-férente. Ainsi l’un de ces barillets est très fort, ledeuxième barillet, au contraire, est réunit aux dimen-sions du barillet d’une grosse montre : il est placé enporte à faux sur le prolongement de l’axe du premiermobile delà sonnerie, qui est en communication directeavec la denture du gros barillet. Le petit barillet n’amission que de mouvoir les aiguilles, tandis que le grosdoit, d’une part, actionner la sonnerie, et, d’autre part,remonter le petit barillet chaque fois que la sonnet iefonctionne. Dans ce mécanisme, la constance des ef-