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HOUILLE.

HOUILLE.

qui offre le plus defacilité pour l'abat-tage du charbon, enremblayant autantque possible der-rière soi avec lemauvais charbon etles déblais. Onsoutient provisoire-ment le toit, prèsdu frontdela taille,par des étais et depetits murs en pier-re sèche.

Lorsque les dé-blais sont rares et que le toit est solide, on se contentede former de petita tas de déblais, s’élevant du mur jus-qu’au toit, sur des lignes perpendiculaires au front dela taille, et séparés par des espaces vides ; ces tas s’af-faissent avec le toit et comblent les vides.

La figure 1187 représente la disposition la plus usitéedans le Shropshire : les galeries ménagées à traversles remblais, pour revenir du fond des tailles au puitsd’extraction, sont disposées en éventail.

La fig. 1188 re-présente une autredisposition plus ré-gulière, mais moinsrépandue.

Une autre dispo-sition de la méthodepar grandes tailles,dite méthode pargradins, consiste (fi-gure 1189) à ouvrirauccessivement unetérie de tailles b, b,le 2 à 4 mètres dearge, à côté lesnnes des autres, detelle sorte que lesfronts de ces taillessoient disposés pargradins. Un ouvrierest placé devantchaque gradin. Dans ce cas, on ménage des galeries àtravers les remblais, ou bien on remblaie entièrementl’espace excavé, sauf la partie où se tiennent les ouvrierset la galerie principale d’allongement AB, et le charbonabattu suit le front des tailles pour arriver à la galeried’allongement : on donne souvent assez de largeuraux tailles pour placer dans chacune d’elles deux àtrois ouvriers.

La méthode par grandes tailles est très employée enFrance et en Belgique ; elle peut s’appliquer à toutes lescouches de houille, quelle que soit leur épaisseur, pourvuque l’on ait assez de remblais : elle est actuellementgénéralement adoptée dans les mines de Rive-de-Gier ,que l’on exploite en deux étages superposés en rem-blayant au fur et à mesure.

Les diverses méthodes que nous venons d’exposers’appliquent également à l’exploitation des couchesminces ; il est rare qu’on exploite une couche dont l’é-paisseur soit au-dessous de U“,bO. Lorsque les couchesn’ont pas plus de 6“* d’épaisseur et que le toit est trèssolide, on les exploite quelquefois par les mêmes mé-thodes ; mais si le charbon est tendre et friable, on éta-blit deux étages de travaux, et on perd beaucoup decharbon laissé dans la mine.

Tantôt on commence par exploiter l’étage supérieurpar tailles et piliers abandonnés, puis l’étage inférieur,que Ton a sous les pieds, comme on le ferait dans unecarrière à ciel ouvert, en disposant l’exploitation simul-

tanée des deux étages sous forme de gradins ; tantôton exploite un banc inférieur de 1 “,50 à 2“ d’épaisseur,et l’on fait ensuite tomber les bancs supérieurs.

Quand le charbon est très friable et de nature à sedéliter promptement à l’air, on exploite d’abord la por-tion supérieure de la couche, puis la partie inférieure,en laissant entre les deux étages de travaux, tin bancou estau (fig. 1190) de ü°*,80 à1*,00 d’épaisseur, en ayant soinque les piliers des deux étagesse correspondent exactement ; onfinit par exploiter l’estau qui sé-pare les deux étages et l’on dé

1190.

1191.

pile autant que possible.

Lorsque le toit est tendre, il est nécessaire de le sou-tenir en laissant subsister un banc supérieur ou faux-toit de charbon.

La fig. 1191 re-présente le moded’exploitationsuivi à Dudley,dans le Stafford-shire, pour l’ex-ploitation d’unecouche de 10“ depuissance : on di-vise la mine encompartiments,comme dans la mé-thode inventée parM. Buddle ; A, A,murs d’un com-partiment de 12“d’épaisseur; o, o,piliers de 8“ de côté; c, d, tailles de 11“ de large;

galerie qui sert à pénétrer dans le compartimentet à en sortir. La couche est divisée en bancs par«les fissures ou des petits lits de pierre qui en facili-tent l’exploitation. On commence d’abord par attaquerla couche par la méthode en gradins, en exploitant unbanc inférieur de 0“,70 d’épaisseur seulement; lorsqueles pilier et le mur d’enceinte sont dégagés, on hâve debas en haut, le long de leurs parois et on fait tomberles bancs supérieurs par plaques plus ou moins épaisses,suivant la disposition des joints naturels de la couche.On soutient provisoirement les bancs de charbon, aumoyen d’étais et de piliers en pierre sèche.

Le charbon laissé dans les piliers et le menu perdudans la mine forment environ les 0,4 du charbon querenferme la couche.

A Johnstono (Ecosse ), on exploite parestaus, une couche dont la puissance at-teint 20 et 30 mètres. Le toit étant trèsmauvais, on laisse environ 4“ de houillecomme faux-toit ; on donne 2“ à chaqueétage et 1“ aux estaus : on exploite ainsi10 assises, comme l’indique la fig. 14 92.

Les couches très inclinées sont exploi-tées par piliers et galeries ou par gra-dins. Les tailles principales sont toujourspercées dans le sens de la direction, afind’ex poser les ouvriers à moins de risques,et de faciliter le transport au puits d’ex-traction. Quand les couches sont verti-cales , ou à peu près, l’ouvrier est placésur le charbon, ayant le toit etle mur à ses côtés. Le puits prin-cipal A (fig. 1193) est percé dansla roche du toit ou du mur, sui-vant que l’une ou l'autre estplus consistante. On rejoint lescouches par des galeries à tra-1193. vers bancs b b, cc‘ toutes les

1192.