HOUILLE.
HOUILLE.
1197.
ce puits, en élevant sa température de quelques degrés.
Les machines aspirantes sont de grandes machinespneumatiques ou des ventilateurs aspirants.
Les foyers d’aérage sont ordinairement séparés dupuits, comme l’indiquela fig. 1197, et sontquelquefois alimentéspar un courant d’airfrais n’ayant pas cir-culé dans la mine : dansce cas d’ailleurs, lesgaz produits de la com-bustion n’arrivant qu’àune température peuélevée, en d, dans lepuits, en contact avecl’air vicié qui a par-couru les travaux, ilne peut y avoir inflam-mation de ce dernier,quelque chargé qu’ilsoit de grisou. Quel-quefois, lorsqu’il n'y aqu’un puits, divisé endeux compartiments, servant à l’aérage et à l’extrac-tion, on adopte la disposition représentée fig. 1198 etqui consiste à les faire communiquer avec des chemi-nées latérales surmontées de gueules de loup, ayantpour but de s’opposer à l’action des vents sur le ti-rage.
Le courant d’air tend naturellement à suivre le pluscourt chemin que lui présentent les galeries souterrai-nes qui réunissent l’un et l’autre puits ou l’un et l’autrecompartiment; on le force à pénétrer dans toutes lesparties de la mine que l’on \ eut ventiler au moyen deportes battantes ou de cloisons, qui l’empêchent de sui-vre le chemin direct. Lorsque ces cloisons sont établiesdans des galeries de roulage, on emploie de doublesportes battantes, que l’on ouvre successivement, et quipermettent de circuler, sans apporter de perturbationsdans le sens du courant.
Lorsqu’on fonce une galerie, avant que les puits nesoiont en communication, on emploie souvent un petitconduit en bois placé au toit de la galerie, et qui se re-courbe pour monter verticalement le long des paroisdu puits ; on produit l’aspiration, soit au moyen d’unpetit foyer placé à la partie supérieure de la gained’aérage, ou simplement en exhaussant cettegaine de quelques mètres au-dessus de l’ori-iice du puits : ou se sert aussi, dans quelquescas, d’une pompe pneumatique (flg. 1199;,qui se compose d’un tonneau d, renversé dansune bâche d’eau a; b, est le tuyau qui com-munique avec la gaine : ce tuyau, ainsi quela tonne, sont munis de soupapes s’ouvrantde bas en haut. Quelquefois on remplace leconduit qui suit la galerie par une simplerainure que l’on pratique dans le charbon (fi-gure 1200), et que l’on recouvre d’un petitplancher imperméable à l’air.
Lorsque la mine n’a qu’un puits à _
deux compartiments, on fait parvenir |Pl’air au fond des tailles, en commen-çant l’exploitation, comme l’indiquela fig. 1201 : aubas du puits, onouvre en mêmetemps deux gale-ries parallèles,dont une part du
1199.
1200 .
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1201 .
compartiment chauffé, et l’antre du compartiment froid.Arrivé à une faible distauce du puits, on met ces galeriesen communication par une galerie de traverse ; on con-
tinue à foncer les galeries parallèles; dès que le besoind’air se fait de nouveau sentir, on perce une nouvellegalerie de traverse, on ferme la première galerie de tra-verse au moyen d’un petit mur en briques, et l’airvient de nouveau lécher le front des tailles.
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4202.
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La fig. 1202 indique comment on peut ouvrir etventiler en même temps deux systèmes de doublesgaleries ou tailles en croix.
Lorsque l’hydrogène se dégage en grandeabondance du charbon, on force le courantà lécher constamment le fond des tailles6, c, (fig. 1203), en construisant au furet à mesure que l’on avance une cloisonfd d.
Dans les mines peu profondes et où légaz est en faible abondance, on opère ladistribution de l'air, comme l’indique lafig. 1204 : le courant réglé par les barra-ges a, b, c, d, f, g, à, descend d’abord parle puits A, puis se subdivise en deux cou-rants C, C, qui se réunis-sent de nouveau en a, pourremonter par le puits B,après avoir léché le frontdes tailles et s’être répau -dus dans toute l’étendue destravaux.
Dans les mines profondes, où il se dégage unegrande abondance de grisou, le courant lèche d’abordle front des tailles où l’on travaille, et parcourt ensuiteles galeries ou taillis déjà percées. La fig. 1205 repré»
1203.
1205.
sente la distribution de l’air dans une de ces mines . a,est le puits par lequel descend l’air frais, et b, celui parlequel sort l’air vicié. En suivant les flèches, on voitque le courant d’air circule d’abord le long des galeriesc et d y en se répandant par les galeries auxiliaires autravers du inur de charbon qui les sépare ; qu’il re-brousse ensuite chemin par les galeries e, f, dans les-