HOUILLE.
HUILES.
nie des eharbons de grille très chaud, mais qui encras-sent plus ia grille que ceux de la Loire .
A lais, Decazevîlle , etc., produisent également unegrande quantité de houille consommée sur les lieux parles usines métallurgiques.
Les Alpes, le Maine et l’Anjou, produisent unegrande quantité d’anthracite employé à la cuisson de lachaux et des briques.
Enfin, le Midi renferme beaucoup de lignites.
En résumé, la production des combustibles miné-raux en France , en 1846, s’est élevée à 44,693,420*
répartis ainsi qu’il suit :
Anthracite. 5,958,364***"
Houille dure à courte flamme . . 2,797,833
— grasse maréchale. 7,650,783
— grasse à longue flamme. . 47,324,867
— maigre à longue flamme. . 7,477,974
Lignite. 3,483,602
, 4 4,693,4 20**“
Et la consommation intérieure à 66,088,8i8* ,,n *,comme suit :
t Production indigène .
BassinhouillerdelaLoire. 15,217,5591® .
Bassin houiller de Yalen- J
ciennes ..40,391,726 I
Bassin houiller d’Alais. . 4,243,769 [
Bassin houiller de Creuzot 4i,693,420'* m
Bassin houiller d’Aubin. . 4,803,818 i58 autres bassins carboni- 1
feres. 9,946,003 1
Importation.
De la Grande-Bretagne.. 6,443,040 ( .?» qoq .) 7 >r\ n mDes provinces rhénanes. . 2,284,054 / “ ’ ü
De divers points. 40,093 J
En tout. . . . . . 66,632,640**"
Reste pour la consommation intérieure. 66,088,848‘* u,
Le prix moyen do la houille, prise sur la mine, estde 0 f ,90 les 400 k , ou 0 f ,75 l’hectolitre, mais les trans-ports le font remonter a un prix bien plus élevé ;ainsi, à Paris , le prix de l’hectolitre, en gros,'estde 3'.
Allemagne. La Prusse est le pays de l’Allemagne le plus riche en houille. On y remarque surtout lesbassins de Sarrebruck, d’Eschweiler et de Silésie. Ony trouve également beaucoup de lignites.
La production de ce pays, en 4844, a'été commesuit :
En houille.
9,825,745**'8,235,2156,795,270481,945
^25,384,175’“
En lignite.
En tout.. 32,082,765**"
Bette Électorale. La Hesse Électorale renferme de lahouille grasse, très collante, à Obemkirchen, dans lecomté de Schaumbourg et beaucoup de lignite à Ha-bichtswald et à Meisner près de Cassel. Ces mines pro-duisent annuellement environ IjOOOjOOO* 1 " de houilleet autant de lignite.
Bohême. La Bohême est très riche en combustiblesminéraux. On y trouve trois bassins houillère princi-paux : ceux de Rakonitz, de Radnitz et de Pilsen . Lepremier renferme plusieurs couches de0,"60 à 1",50de puissance; le second, beaucoup plus limité, possèdeune couche de 4 0" d’épaisseur, qui fournit un charbonsolide et très pur, d’excellente qualité pour la grille ;mais impropre à la fabrication du coke ; enfin, le troi-sième bassin est analogue au premier, pour la puissancedes couches et la qualité du charbon qu’elles fournis*sent.
La Bohême est surtout riche en lignite d’excellentequalité appartenant à la formation de l’argile plastique,et qui constitue dans la partie nord-ouest un vastebassin qui s’étend d’Eger à Tœplitz, et présente unesurface de plus de 2,000 kilom. carrés. L’épaisseur de*couches qui est fréquemment de plus de 6", atteint sou-vent 20 et même 30*“.
La Bohême produit annuellement 4,281,500*** dehouille ; celle en lignite est plus considérable, et pour-rait, au besoin, acquérir un bien plus grand développement.
Empire d'Autriche. Le reste de l’empire d’Autrichene produit annuellement que 2,250,000*“ de houille.
La Saxe en produit à peu près autant, et beaucoupde lignite; le reste de l’Allemagne, Bavière , Wurtemberg, etc., est très pauvre en combustibles miné-raux. P. DEBETTE.
HUILES. On distingue deux genres d’huiles : lesunes sont visqueuses, fades ou presque insipides ; lesautres sans viscosité, caustiques et volatiles. Les pre-mières sont les huiles grasses , les secondes sont les huilesvolatiles ou essentielles.
11DTLE9 GRASSES.
Les huiles grasses sont presque toutes liquides à latempérature ordinaire, leur viscosité les empêché de cou-ler librement; 4” leur saveur est souvent désagréable,2” leur odeur est toujours légère. La plupart sont colo-rées en jaune ou en jaune verdâtre. Toutes sont spéci-fiquement plus légères que l’eau.
Exposées à l’air, ces huiles perdent peu à peu leurlimpidité, s'épaississent et quelquefois durcissent. Cellesqui s’épaississent au point de ne plus tacher le papiersur lequel on les applique, prennent le nom d'huiles sic-catives : telles sont les huiles de lin, d’œillette, de noix,de cheuevis, de faine. Celles qui ne s’épaississent pointassez pour cela s’appellent huiles non siccatives : ce sontles huiles d’olive, de colza, d’amandes douces, de noi-settes, de ricin, d’acajou. Dans ce changement d’étatl’oxygène do l’air est absorbé et il se produit de l’acidecarbonique (De Sàussure, Annales de chim. et de phyXIII, 350).
Les huiles grasses sont insolubles dans l’eau : la plu-part sont plus ou moins solubles dans l’alcool et dansl’éther.
Le soufre et le phosphore se dissolvent dans les huilesà l’aide de la chaleur : l’iode et le chlore leur enlèventde l’hydrogène et forment, le premier de l’acide hydrio-dique, le second de l’acide hydxochîorique.
Les huiles grasses sont combustibles, mais elles nepeuvent brûler qu’à l’approche d’un corps en combus-tion. Traitées par les alcalis et l’eau elles forment desacides gras qui, s’unissant aux oxydes, produisent dosSAVONS.
L’acide hypo* nitrique solidifie toutes les huiles nonsiccatives.
Soumises à l’action du froid, les huiles grasses s’épaississent etfinissent par se prendre en masse; si on lescomprime dans du papier buvard, celui-ci s’imprègned’une matière grasse huileuse, et il reste une substancesolide plus ou moins analogue au suif.
Les applications des huiles sont très nombreuses : elles
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