HUILES.
HUILES.
servent àl'écbûrnge, à la fabrication des savons, à lanourriture, au travail des laines et a la peinture.
Les matières propres à leur fabrication se divisenten deux classes qui sont : les olives et les graines oléa-gineuses ; chacune de ces classes exige un mode d’ex-traction particulier.
Comme les appareils employés pour l’extraction del’huile des graines oléagineuses sont plus perfectionnésque ceux qui servent à la fabrication de l’huile d’olive,nous commencerons par les décrire.
extraction de l’huile des graines oléagineu-ses. L’extraction des huiles de graines exige une séried’opérations dont la plupart sont du ressort de la méca-nique. L’établissement dans lequel se trouvent toutesles machines nécessaires à cette extraction se nommetordait, moulin à huile, ou huilerie. Les machines y sontmises en mouvement par des manèges, par le vent, parl’eau ou par la vapeur, suivant l'importance de la fabri-cation.
Les graines oléagineuses sont d’une qualité supé-rieure dans les années chaudes. Dans les années quimanqueut d’eau les graines sont petites, et enfin si lespluies sont abondantes elles ne mûrissent pas.
Lo colza, pour être de bonne qualité, doit avoir legrain plein, noir, lisse et glissant dans la main, écrasésous l’ongle, l’huile doit en sortir abondamment. Onconserve longtemps ces graines dans des greniers bienaérés. Une faible dessiccation fait un peu rider la surfacedu grain, mais la qualité et la quantité de l’huile ne sontpas changées.
Lorsque les graines se trouvent dans un grenier ondoit avoir soin de les remuer à la pelle pour les aérer,et pour empêcher l’attaque de très petits insectes qui semettent souvent dans le colza. Dans les grandes huile-ries on pourrait mettre les graines dans des greniersmobiles de M. Valéry.
Lorsqu’un tas de colza ou de navette est attaqué parles insectes dont nous venons de parler, il faut le met-tre de suite, au travail, pour éviter que le reste du greniern’en soit infecté.
La détermination exacte de la proportion des princi-pes gras contenus dans les graines oléagineuses est uneopération facile, il suffit de traiter les semences par l’é-ther sulfurique qui dissout à froid les matières grasses.Ou broie la graine et on la met en digestion avec de l’é-ther qu’on renouvelle de temps en temps ; la dissolutionéthérée est mise dans une capsule, on la chauffe un peu !au bain marie afin de chasser les dernières traces d’é- Ither ; le résidu huileux est traité par l’eau pour enleverles matières solubles dissoutes par l’éther. On sèche en- jsuite, et ce qui reste représente la proportion de ma- itières grasses contenue dans la graine. \
La quantité d’huile rendue par une graine soumise |au pressoir est toujours moindre que celle qui y est con-tenue; et la proportion d’huile reteuue dans le tourteauest d’autant plus considérable que l’amidon, le ligneux,.les principes albumineux, etc., sont plus abondants.Nous donnons, dans un tableau, les produits des prin-cipales graiucs oléagineuses en les supposant de bonuequalité, à l’article olkomètre.
La fabrication de toutes les huiles de graines reposesur les deux opérations suivantes : le broyage de lagraine et le pressage ou extraction proprement dite.Ües deux opérations se succèdent en s’entremêlant, etpour qu’elles atteignent leur but, on a recours à quel-ques précautions spéciales dans le détail desquelles nousentrerons bientôt.
En résumé, le détail des opérations nécessaires pourl’extraction des huiles de graines peut s’établir de lamanière suivante :
4 ° Nettoyage de la graine ;
2* Ecrasage et froissage de la graine ;
3° Chauffage de la graine à feu nu ou à la vapeur ;
4“ Première pression;
5° Second écrasage des graines pressées on rebat ;
6" Nouveau chauffage ;
7° Seconde pression.
Avant de broyer les graines il est nécessaire de leurfaire subir un nettoyage complet en les passant au ta-rare. afin de chasser tous les corps étrangers qui pour-raient s’y trouver.
On emploie plusieurs appareils pour écraser et frois-serles graines. Dans le département du Nord on emploiedes pilous de bocard mis en mouvement par des mou -lins à vent. Ce procédé est simple et économique, maisil ne peut être appliqué en grand. Dans les huileriesbien montées le broyage de la graine se produit çucces-sivement avec deux machines différentes. La pt entièreconcasse la graine pour l’empêcher de glisser sous h*smeules qui doivent terminer le broyage.
La machine la plus employée nu concassage des grninés, secomposede deux cylindres creuxd, e, bien tournés,marchant en sens inverse avec une vitesse égale, et con-servant entre eux une distance que l’on peut faire varierà volonté (fig. 4208 et 1209) : l’un des cylindres reçoit
4209.
le mouvement du moteur et le transmet à l’antre unmoyen d’un engrenage. Une trémie en bois c, continuel-lement pleine de graines, alimente uniformément les cy-lindres, au moyen d’un petit rouleau cannelé b, dont oufixe à volonté la vitesse au moyen d’une poulie à plu-sieurs gorges. Une machine de ce genre, dont les cy-lindres ont O“,60 de longueur, 0“,4 3 de diamètre et unevitesse de 40 à 50 tours à la minute, broie par jour 40décalitres de graines, et alimente deux paires de meules;elle consomme une force motrice de 4 cheval-vapeur*